Max Mosley, l’ancien patron de la FIA, a assigné Google France en justice mercredi afin de faire disparaitre toutes les photos de ses ébats sado-masochistes qui sont encore consultables sur la toile. Retour sur ce scandale.

Max Mosley veut faire disparaître les dernières traces du scandale qui l’a frappé en 2008. Il y a 5 ans, l’ancien président de la fédération internationale de l’automobile (FIA) s’est en effet retrouvé malgré lui sous le feu des projeteurs après qu’une vidéo le montrant en train de prendre part à des ébats sado-masochistes ait été dévoilée par le tabloïd britannique News of the World. La bande montrait l’un des plus influents patrons du monde sportif en train de pratiquer des jeux sexuels violents et évoquant les camps de concentration. Certaines des cinq prostituées engagées pour ces actes étaient alors vêtues d’uniformes rayés, tandis que Max Mosley s’exprimait en allemand et alternait entre le rôle de prisonnier et celui de gardien de camp. Les images étaient telles que le Times avait alors évoqué "une orgie nazie".

Une atteinte à l’intégrité de sa vie privéeAlors que le scandale est désormais derrière lui, Max Mosley a semble-t-il décidé de s’assurer qu’il ne lui reviendra plus en pleine figure. L’ex-président de la FIA a ainsi assigné Google France en justice mercredi. Son objectif : réussir à faire disparaître une bonne fois pour toutes, les images de ses scandaleux ébats sado-masochistes qu’il est encore possible de consulter sur Internet. Celui-ci aurait par ailleurs entrepris les mêmes démarches envers la filiale allemande du moteur de recherche, faisant valoir que ses clichés portent atteinte à l’intégrité de sa vie privée.

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Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 21 octobre. En attendant, Google d’ores et déjà fait savoir que la requête de Max Mosley constituait selon lui "une aberration juridique qui porte atteinte à la liberté fondamentale d’expression et d’information sur Internet".

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