Une chroniqueuse du journal anglais The Sun a récemment comparé les centaines de migrants qui affluent sur les côtes italiennes à des "cafards". Des propos qui ont provoqué un scandale outre-Manche.

Depuis le début de l’année, plus de 21 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes, selon l’Organisation internationale pour les migrants. La semaine dernière, 700 migrants auraient perdu la vie dans le chavirage d’un chalutier. Selon les Nations Unies, il s’agirait du "la pire hécatombe" jamais vue en Méditerranée. Une situation qui préoccupe non seulement l’Italie, débordée par cet afflux, mais aussi l’Europe qui tente de trouver des solutions.

"Bateaux de secours ? J’utiliserais des navires de combat pour stopper les migrants"

La chroniqueuse anglaise Katie Hopkins, elle, en revanche ne semble pas touchée outre mesure. Connue pour ses écrits polémiques, "sorte de Zemmour en jupons venue de la téléréalité et spécialise dans les sorties racistes et classistes", selon Libération, elle a en effet tenu des propos qui ont beaucoup choqué. Invitée à écrire une tribune dans le Tabloïd The Sun, Katie Hopkins a en effet donné le ton dès le titre de sa contribution : "Bateaux de secours ? J’utiliserais des navires de combat pour stopper les migrants".

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"Une peste d’humains sauvages"

Sur le même ton, la polémiste poursuit son papier en écrivant : "Je n'en ai rien à faire, assène d'emblée la chronique. Montrez-moi les images de cercueils, montrez-moi les corps flottants dans l'eau, jouez du violon et montrez des personnes affamées et tristes. Je n'en ai toujours rien à faire". Evoquant le cas des migrants qui essaient de rejoindre l’Angleterre depuis Calais, Katie Hopkins les a comparés à "une peste d’humains sauvages", en route pour des villes anglaises devenues "des plaies putrides ou des nuées de migrants et de demandeurs d’asile empochent les allocs comme si c’était de l’argent du Monopoly".

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Toujours aussi virulente, la polémiste a également comparé les migrants à des "cafards". Un texte qui n’est passé inaperçu outre-Manche et qui a provoqué une vive polémique. Plusieurs voix se sont en effet élevées sur Twitter pour dénoncer son attitude et ses provocations. Une pétition en ligne en même été lancée pour appeler The Sun à se séparer de sa chroniqueuse. Samedi, 120 000 signatures avaient déjà été récoltées.

 

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