Inculpé pour "complicité d'escroquerie" au Togo, l'ancien patron d'Elf-Aquitaine, Loïk Le Floch-Prigent, va pouvoir rentrer en France. Gravement malade, il sera désormais soigné en France.

Sa famille attendait la nouvelle avec espoir. Loïk Le Floch-Prigent va pouvoir rentrer en France. Arrêté à Abidjan en septembre 2012, puis extradé vers le Togo, l'ancien patron d'Elf avait été mis en examen pour "complicité d'escroquerie". Une arrestation qui faisait suite à la plainte, instruite depuis mars 2011, d'un homme d'affaire émirati, Abbas al-Youssef, bien que les allégations de ce dernier ont toujours été fermement démenties par le principal intéressé.

En janvier dernier, Loïk Le Floch-Prigent avait déclaré : "Le plaignant a voulu arnaquer mais s'est fait arnaquer. Mon rôle, tel qu'il le mentionne, est vraiment marginal. Son projet était de blanchir de l'argent en utilisant la corruption" rapporte l'AFP. Dans cette affaire qui n'a "ni queue ni tête", l’ancien dirigeant d’Elf avait à son tour déposé une plainte pour corruption auprès du parquet de Paris. Mais, malade, son état s'était rapidement dégradé depuis son arrivé les geôles de Lomé. Souffrant de carcinomes à la jambe, une maladie proche du cancer de la peau, l'homme de 69 ans aurait dû être opéré en septembre.

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L'intervention médicale prévue devait permettre d'éviter l'évolution vers un cancer généralisé. Loïk Le Floch-Prigent devrait donc désormais être suivi régulièrement par des médecins en France à son arrivée. Un retour qui fait déjà polémique. Qualifiée de libération provisoire par le parquet togolais, la sortie de prison de l'ancien homme d'affaires est avant tout la "fin d'une détention provisoire" pour son avocat Me Klugman, qui évoque à mot couvert "le peu de soin avec lequel [les autorités congolaises] ont instruit cette affaire".

 

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