Thierry Dol, Pierre Legrand, Daniel Larribe et Marc Féret, retenus en otages par AQMI au Niger depuis septembre 2010, ont été libérés ce mardi. Malgré les affirmations de Laurent Fabius, une rançon aurait bien été versée en échange de leur libération.

© AFP

Retenus en otages par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) depuis le 16 septembre 2010, Thierry Dol, Pierre Legrand, Daniel Larribe et Marc Féret ont été libérés ce mardi. François Hollande a confirmé la nouvelle depuis Bratislava. Les quatre hommes, eux, ont été accueillis hier à Niamey par Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian. Ils ont quitté le Niger tôt ce mercredi matin et sont attendus à Paris en fin de matinée. Jusqu’ici peu d’infirmations avaient filtré quant aux conditions de leur libération, mais les deux ministres avaient affirmé qu’il n’y a avait eu ni assaut ni versement de rançon. La libération des rebelles aurait en réalité coûté « plus d’une vingtaine de millions d’euros » rapporte Le Monde.

20 millions d'eurosLe quotidien explique que les négociations ont duré six mois, dans le plus grand secret, et ont été compliquées. Ces dernières se sont déroulées dans la région de Kidal, dans l’extrême nord du Mali. Le 20 octobre dernier, un convoi de dix-huit hommes, Français et touaregs, quittent la région désertique jusqu’au point de rendez-vous fixé. « Selon une source française connaissant les détails de cette opération, des membres de la DGSE ont remis aux membres du convoi, la veille de leur départ de Kidal, la « contrepartie » à la libération des otages, « plus d'une vingtaine de millions d'euros » » indique Le Monde.

Publicité
Une opération risquéeSéparés depuis le mois de juillet, les otages devaient être regroupés par les ravisseurs, seuls, dans un endroit sécurisés avec suffisamment d’eau et de nourriture pour tenir plusieurs jours. Le convoi et les preneurs d’otages devaient eux se retrouver ailleurs, pour procéder à l’échange de l’argent contre les coordonnées GPS de l’endroit où se trouvaient les quatre Français. Ils sont tous revenus sains et saufs à Kidal mardi 29 octobre, puis ont été acheminés par avion jusqu’à Niamey.