L’organisation État Islamique (EI) utilise les applications de messageries What’s App et Telegram pour vendre ses captives au plus offrant.

Pour vous, What’s App et Telegram sont deux moyens bien pratiques  pour envoyer des textos via Internet. Pour Daech, elles permettent d’étendre leur commerce d’êtres humains. Près de 1800 femmes ont été attrapées par le groupe islamiste après un raid dans un village Yazidi en août 2014. La minorité Yazidie est persécutée par les jihadistes : ils massacrent les hommes et font des femmes et des enfants leurs esclaves. 

Les deux exemples repris par le Washington Post sont deux annonces : l’une a été postée sur Telegram et évoque une fille de 12 ans, "vierge, belle, propre". Une autre, postée sur What’s App, mettait "en vente" une mère et ses deux enfants de 3 ans et 7 mois.

Une enquête de l’agence américaine Associated Press explique qu’une base de données a été créée par l’organisation. Accompagnés de photographies, les profils détaillent les caractéristiques et le "propriétaire" de la personne. De cette manière, les potentielles évadées sont aisément reconnues et capturées aux checkpoints placés à intervalles réguliers dans le pays.

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L’esclavagisme facile

What’s App et Telegram sont devenus des médias de choix pour les terroristes. Parmi leurs nombreux avantages, outre la rapidité du média et la multiplicité des personnes connectées, l’EI profite surtout de l’intraçabilité des données. Telegram est réputée pour chiffrer les messages selon le bon vouloir de ses utilisateurs. Ainsi, n’importe qui, même animé des pires intentions, peut limiter les détails de la conversation et l’identité de ses participants au téléphone dont elle est partie. Quant à What’s App, cette possibilité est toute récente mais déjà opérationnelle.

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En ce moment, Daesh a besoin d’argent pour compenser sa perte exponentielle de territoire. La traite d’êtres humains étant devenue sa principale source de revenus, l’organisation perfectionne son commerce abject afin de conserver cette manne financière. Elles seraient plus de 3 000 Yazidies à avoir leur nom dans la "base de données".

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