Suite à des allégations "d’actes inappropriés" sur d'autres prêtres, le cardinal d'Ecosse Keith O'Brien a du démissionner de certaines de ses fonctions, et n'ira pas à Rome pour le prochain conclave.

C'est une vertu cardinale, en politique comme dans la vie ecclésiastique, qu'il ne faut jamais ménager : la discrétion. Monseigneur O'Brien est en train de l'apprendre à ses dépens. Accusé par trois prêtres d'avoir eu un comportement "indécent" et "déplacé" à leur encontre, il y a 33 ans, le cardinal de l'Eglise d'Ecosse a du avancer la date de sa démission. Il ne devait au départ  se retirer qu'en mars de ses charges d'archevêque de St Andrews et d'Edimbourg.

L'homme d'église le plus important de Grande-Bretagne, 74 ans, a nié les accusations, mais le Vatican lui a notifié qu'il ne pourrait pas se rendre à Rome pour l'élection du prochain pape. C'est l'Eglise d'Ecosse qui a confirmé, via un communiqué, une information parue un peu plus tôt sur la BBC et Skynews. "Je ne me rendrai pas au conclave en personne", a ajouté Keith O’Brien. "Je ne souhaite pas que les médias se focalisent sur moi à Rome, mais plutôt sur le pape Benoît XVI et son successeur".

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Cela fait plusieurs années que le cardinal n'est pas en odeur de sainteté du côté des associations homosexuelles. Pour enfoncer le clou, l'association Stonewall l'a élu "Bigot de l'année" pour s'être opposé au mariage pour tous. A ce propos, O'Brien avait déclaré "il serait nuisible au bien-être physique, mental et spirituel des contractants".  Une attitude qui, si les accusations à son égard étaient vérifiées, a inspiré Molière dans Tartuffe,  "Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce que l'on voit".  

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