Selon un sondage, les sujets de sa Majesté sont une écrasante majorité à préférer l’anglais au français, jugé comme un frein pour l’accès au monde du travail.

La langue de Molière serait-elle une victime collatérale des récentes bisbilles entre la France et le Maroc ? Actuellement première langue vivante enseignée (héritage du protectorat français), sa place est régulièrement remise en cause. Récemment, un sondage réalisé par le journal en ligne marocain Hespress (sur plus de 40 000 sondés), a même montré que près de 9 Marocains sur 10 (86%) souhaitaient le remplacement du français par l’anglais, contre 14% voulant le statu quo.

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Un résultat encouragé par le premier ministre du Maroc, Abdelilah Benkirane, qui a exprimé son désir de donner plus d’importance à la langue anglaise dans le système éducatif marocain afin que celle-ci devienne la deuxième langue après l’arabe.

"L’anglais est devenu la langue première en Europe

Pour de nombreux experts en linguistique, cités par Hespress, l’anglais est vu comme la langue universelle, permettant à ceux qui la parlent de se déplacer et de négocier n’importe où dans le monde sans ressentir de difficultés. Autre point important, c’est dans l’idiome de Shakespeare que sont publiés et débattus les résultats scientifiques à l’échelle internationale.

Selon un de ces experts, le Dr Abdul Qader Fassi Fihri, "l'anglais est devenu la langue première en Europe", ajoutant que le français en tant que langue prioritaire ne se rencontrait plus que dans quelques pays africains.

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Selon le site d’informations marocaines Bladi, le Roi Mohammed VI a mis en place une commission chargée de réfléchir à cette éventualité et qui doit rendre ses conclusions avant la fin du mois.

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