Les membres de Jund Al-Khilafa ont assassiné hier Hevé Gourdel. Jusqu'à sa prise d'otage, l'organisation était encore méconnue. 

Le journal algérien El Watan qualifie ses membres de "sanguinaires notoires". Jusque-là méconnu, le groupuscule nommé Jund al-Khilafa a, en quelques jours, su faire parler de lui en revendiquant le meurtre par décapitation d’Hervé Gourdel. L’émergence de cette cellule djihadiste a créé la confusion en occident où beaucoup de journalistes ont confondu cette organisation avec un autre groupe radical basé au Kazakhstan et en Afghanistan en raison de l’homonymie des deux structures.

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Les "soldats du califat"

L’expression "Jund Al-Khilafa" se traduit par "soldats du califat". Selon une source algérienne officielle citée par El Watan, "leur nombre ne dépasse pas la cinquantaine". Le "califat" dont fait mention le nom de l’organisation atteste de son allégeance à Daesh dont elle devenue une branche. Le chef de ce groupuscule est un ancien d’Aqmi : Khaled Abou Souleïmane.

Ce dernier en était le commandant pour la région centrale. Il a été condamné à mort par contumace plusieurs fois par l’Etat algérien pour avoir été le commanditaire de tous les attentats kamikazes perpétrés entre 2007 et 2011. En juin, il s’est désolidarisé d’Aqmi (affaibli dans la région) pour prêter allégeance à Daesh par le biais d’un communiqué très explicite diffusé dans les réseaux djihadistes.

S’adressant à Abou Bakr, le chef de l’Etat Islamique, Khaled Abou Souleïmane n’y va pas par quatre chemins : "vous avez au Maghreb islamique des hommes qui obéiront à vos ordres" lui écrit-il.  

Zones montagneuses et racket

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Selon Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE cité par 20 Minutes, "ces groupes survivent en rackettant les paysans du coin" où ils sont retranchés dans des zones montagneuses de Kabylie. Les membres du groupe sont des anciens d’Aqmi eux même anciens terroristes du GIA des années 1990. Du côté des forces de sécurité algériennes on explique le ralliement de ce groupe à Daesh "dans l’espoir de se régénérer et d’attirer les islamistes radicaux dans leurs rangs".

Face à un Aqmi en perdition, le groupe s’est tourné vers la structure qui, dans la siutation, a le vent en poupe dans les milieux djihadistes.

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