Les corps de Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été ramenés ce mardi matin en France. Un hommage a ensuite été rendu à ces deux journalistes exécutés au Mali, lors d’une cérémonie organisée dans le pavillon d’honneur de l’aéroport de Paris Roissy-CDG.

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L’heure est au recueillement. Quatre jours après l’annonce de l’exécution de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes de Radio France Internationale (RFI) tués par des hommes armés non-identifiés au Mali, leurs corps ont été rapatriés en France. Ce mardi matin à l’aube, les deux dépouilles sont en effet arrivées de Bamako à l’aéroport de Paris Roissy-CDG. Une quarantaine de personnes, des proches de deux victimes ainsi que des collègues de chez RFI les attendaient. Désireux "d’être aux côtés des familles pour les accompagner dans leur douleur", le président François Hollande s’est également rendu à l’aéroport. Une cérémonie a ensuite être donnée dans le pavillon d’honneur de l’aéroport. Un autre de moment de recueillement est par ailleurs prévu ce mardi après-midi pour les employés de RFI dans les locaux de la station de radio, tandis qu’un hommage public aux deux journalistes assassinés sera rendu mercredi.

"On va tout faire pour retrouver les assassins"De son côté, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a tenu à exprimer son "émotion". Sous le "choc", il a assuré être "en contact avec François Hollande" afin de "tout faire pour que l’enquête aboutisse et qu’on arrête les coupables". Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères a, quant à lui, affirmé : "On va tout faire pour retrouver les assassins, les punir, les châtier".  Mais si les autorités françaises et maliennes se font écho quant à leur volonté de retrouver les auteurs de l’exécution des deux journalistes, les pistes qui s’offrent aux enquêteurs sont pour le moment très floues. De nombreuses zones d’ombres entourent en effet ce double assassinat. Et si l’on sait que les auteurs formaient un "petit commando" d'hommes armés, on ignore quelles étaient leurs revendications et si quelqu’un ou une entité plus puissante tirait les ficelles derrière eux.