Après avoir été condamné à mort et pendu, un homme iranien va devoir refaire sa pendaison. Le motif ? Il n’a pas succombé à la première.

© CC / collectif31

Triste et ubuesque sentence en Iran. Un homme du nom d’Alireza a été condamné à mort pour trafic de drogue. L’Iranien a donc été pendu mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Un petit quart d’heure après que son corps ait été poussé dans le vide, les médecins de la prison iranienne de Bojnourd ont officialisé le décès. Mais selon le Guardian, le lendemain, alors que le corps se trouvait dans un sac mortuaire, un médecin de la morgue locale a remarqué de la condensation à l’intérieur du plastique. Alireza était donc toujours en vie.

L’homme a tout de suite été emmené à l’hôpital pour être soigné avant d’être exécuté pour la seconde fois. En effet, la justice iranienne impose qu’un homme soit en bonne santé avant son exécution. Idem pour les femmes enceintes. "Elle épargne également les personnes condamnées à la lapidation à mort, notamment dans les cas d'adultère, lorsque celles-ci survivent au châtiment ou parviennent à s'échapper de la terre où elles ont été enterrées jusqu'au cou", a indiqué le Guardian.

314 personnes exécutées en 2012

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L’Iranien, condamné pour trafic de méthamphétamines, a reçu le soutien des organisations de défense des droits de l’homme et d’Amnesty International. "Exécuter une seconde fois quelqu'un qui a réussi à survivre à 12 minutes de pendaison et a été donné pour mort est tout simplement épouvantable. Cela contrevient à toute humanité, et illustre de la manière la plus tragique l'horreur du système judiciaire iranien", a expliqué au journal anglais un responsable d'Amnesty International.

En 2012, 314 personnes ont été exécutées en Iran. Ce pays figure depuis 5 ans parmi les Etats utilisant le plus la peine de mort, juste après la Chine.

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