La nuit dernière, le  Premier ministre grec, Alexis Tsipras a envoyé aux créanciers d’Athènes ses ultimes propositions de réformes. A trois jours de la fin des négociations, il semblerait qu’elles se plient à leurs exigences. Le détail.

La Grèce et ses créanciers sont-ils sur le point de trouver un accord. Bientôt une semaine après le non au référendum et à trois jours de la fin des négociations, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec a en effet annoncé une quasi-reddition : il accepte presque toutes les demandes des créanciers du pays.

La TVA

Pour augmenter les recettes publiques, Alexis Tsipras s’est engagé à mettre en place une hausse de la TVA. Actuellement fixée à 13%, celle-ci devrait ainsi passer à 23%. Le gouvernement grec accepte en effet un "système unifié incluant la restauration" mais souhaite cependant maintenir un taux à 6% pour les médicaments et à 13% pour les produits de base, les hôtels, l’eau et l’électricité. Cette réforme de la TVA pourrait rapporter jusqu’à 1% du PIB grec.

A lire aussi - France, FMI, BCE... qui détient la dette de la Grèce ?

Les retraites

Entamée en 2010, la réforme des retraites pourrait être prochainement achevée. Le Premier ministre a même proposé d’aller encore plus loin en réduisant les départs anticipés grâce à un système de pénalités.

Les avantages fiscaux

Alors que les îles grecques profitaient jusqu’ici d’une réduction de la TVA de 30%, Alexis Tsipras a accepté de supprimer cet avantage fiscal. "La décote de 30 % dans les îles sera progressivement supprimée en partant des îles les plus riches. Si les objectifs sont atteints, elle sera maintenue dans les îles les plus pauvres", rapporte L’Obs.

Le diesel devrait également connaître une baisse de ses subventions tandis que les armateurs et les sociétés devraient subir une hausse de leurs impôts. Les taxes sur les produits de luxe, la télévision et la publicité devraient aussi être revues à la hausse. Enfin, le dispositif de lutte contre la fraude fiscale devrait être considérablement renforcé.

Des annonces qui passent mal

Publicité
Et si ces annonces promettent de ravir les créanciers de la Grèce, elles n’en suscitent par moins de vives critiques chez les Grecs. Alors que le non l’a emporté avec plus de 60% dimanche dernier au référendum, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la trahison du Premier ministre. Sur Twitter, les termes "reddition", "capitulation", "trahison du peuple" et "fumisterie" reviennent en boucle, rapporte Le Figaro.  

Vidéo sur le même thème : Quand Alexis Tsipras tenait tête aux créanciers de la Grèce