L'administration australienne a divulgué par erreur les informations personnelles des chefs d’États présents au sommet du G20.

La boulette. En Australie, un employé des services d'immigration a envoyé un courriel contenant les données confidentielles de chefs d’États au mauvais destinataire. Organisatrice du sommet du G20 en novembre 2014, l'Australie avait effectivement eu accès aux passeports des chefs d’États. Selon The Guardian qui a révélé l'information ce dimanche, l'employé a accidentellement envoyé ces informations aux organisateurs de l'Asian Cup. Une grossière erreur que l'administration n'avait pas jugée utile de communiquer aux intéressés.

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Des données sensibles

Tout le monde s'est déjà trompé au moins une fois de destinataire. Seulement, quand le courriel en question contient des informations confidentielles sur Barack Obama, David Cameron, Angela Merkel ou encore François Hollande, la plupart des personnes vérifieraient à deux fois avant d'envoyer le contenu. Pas ce fonctionnaire australien. Ce dernier a tout simplement transmis ces renseignements à l'Asian Cup, la Coupe des nations asiatiques de football qui s'est jouée au début de l'année en Australie. Parmi ces renseignements, des numéros de passeports, des détails de visas ou encore des identifiants personnels... Rien que ça.

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"Peu de chances que ces informations aient été rendues publiques"

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Immédiatement avertis par les organisateurs de l'Asian Cup qui ont découvert avec surprise toutes ces informations, les services d'immigration ont décidé d'étouffer l'affaire. Un choix étonnant quand on sait que les 20 chefs des plus grosses nations étaient concernés par cette fuite. Aussi, The Guardian précise que les législations allemande, britannique et française imposent qu'une telle erreur soit communiquée aux victimes. Pour se défendre de toute accusation, l'administration australienne rapporte que les organisateurs de la coupe de football ont immédiatement détruit les documents. Ils "ne croient pas que cet e-mail soit accessible, récupérable ou stocké dans leur système", a-t-elle précisé, avant d'ajouter qu'il y avait "peu de chances que ces informations aient été rendues publiques".

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