C'est The Sun qui l'affirme : un attentat visant une parade militaire à Londres ce samedi aurait été déjoué grâce à l'un de ses journalistes, infiltré dans les rangs de Daesh sur les réseaux sociaux. Ce dernier aurait reçu des instructions des jihadistes pour faire exploser une bombe.

Londres a-t-elle échappé à un attentat ? C'est en tout cas ce qu'affirme le quotidien britannique The Sun. "Le complot de Daesh pour commettre un attentat au Royaume-Uni aujourd'hui" titre ce samedi le tabloïd, illustrant sa une d'une photo de l'attaque terroriste de Sousse en Tunisie, où de nombreux touristes britanniques se trouvent parmi les victimes. Le journal affirme que c'est grâce à l'un de ses journalistes, infiltré dans les rangs jihadistes sur les réseaux sociaux, que l'attentat a pu être évité.

"Nous allons frapper les infidèles"

Selon le quotidien, le journaliste aurait été contacté par un Britannique parti rejoindre les jihadistes en Syrie en 2013, aujourd'hui devenu l'un des membres principaux du "CyberCalifat", un groupe de pirates informatiques oeuvrant au nom de Daesh. Le journaliste aurait ainsi reçu un mode d'emploi détaillé pour fabriquer une bombe à l'aide d'une cocotte-minute, sur le même modèle que celle utilisée lors du marathon de Boston en 2013 par les frères Tsarnaev. Le journaliste aurait également reçu l'ordre de tourner une vidéo délivrant un message d'allégeance à Daesh et qui avait vocation à être utilisée après l'attentat. "Nous allons frapper les infidèles, si Dieu le veut, et frapper les soldats sur leur propre sol. Des soldats qui ont servi en Irak et en Afghanistan seront là. Joins-toi à la foule et fais exploser la bombe !" lui aurait ainsi expliqué le jihadiste.

Le choix du lieu ne devait rien au hasard

The Sun indique également que l'attaque visait une parade militaire, comme il doit s'en tenir plusieurs à Londres ce samedi à l'occasion du Armed Forces Day (la fête des forces armées britanniques), plus exactement celle de Merton, dans le sud de Londres. Un lieu choisi avec soin puisqu'elle se trouve près de la caserne de Woolwich, où Lee Rigby, un soldat de 25 ans, avait été tué à coups de machettes âr deux Britanniques d'origine nigeriane en mai 2013.

Publicité
The Sun indique avoir aussitôt informé la police et lui avoir fourni tous les éléments d'information dont il disposait. "C'est toujours très utile lorsque des journalistes partagent des informations avec nous, comme le Sun l'a fait" a de son côté déclaré le porte-parole de Scotland Yard. Les Londoniens ont eux été invités à se rendre aux différentes manifestations organisées ce samedi, mais à se montrer vigilants.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité