En découvrant que l'un des enfants qu'elle avait porté pour le compte d'un couple chinois était en réalité son fils biologique, Jessica Allen, une américaine de 31 ans, a été contrainte d'entamer une bataille juridique afin de le récupérer.

En décidant de louer son utérus pour 30 000 dollars (26 000 euros) pour permettre à une famille d'avoir un enfant, Jessica Allen, déjà maman de deux petits garçons, ne se doutait probablement pas qu'elle en aurait finalement et involontairement un troisième.

En 2015, la jeune femme décide d'offrir cette joie à un couple qui ne peut en avoir. Elle se rapproche alors d'un centre de procréation situé à San Diego en Californie. Elle est, ensuite, rapidement mise en relation avec un couple de Chinois qui n'a pas la possibilité de recourir à la gestation pour autrui, puisque interdite en Chine. Un an plus tard, Jessica Allen tombe enceinte de l'enfant du couple suite à une fécondation in vitro. Six semaines plus tard, elle apprend qu'elle est enceinte de jumeaux. Le couple asiatique est ravi.

Deux poches séparées

Seulement voilà, les bébés grandissent dans des poches séparées. Ce qu'aucun médecin n'indique à la jeune femme. "Pour nous, l'embryon qui avait été implanté s'était séparé en deux et les jumeaux étaient identiques", avait-elle expliqué après coup.

En décembre 2016, les deux enfants voient le jour. Seulement voilà, Mike et Max ne se ressemblent absolument pas. Si Jessica Allen déplore le fait de ne pas avoir pu les voir le jour de l'accouchement (car rapidement mis en soin intensif et nés par césarienne), la femme du couple chinois lui rend toutefois visite le lendemain pour lui montrer une photo. Les jumeaux n'ont rien en commun.

Et pour cause ! L'un des bébés est asiatique, l'autre est métissé blanc et afro-américain. Un mois plus tard, Jessica Allen reçoit un message du couple avec une photo : "Ils ne se ressemblent pas, on est d'accord ? Sauriez-vous pourquoi ils sont si différents ?" Les jumeaux subissent alors un test ADN et le verdict est sans appel : l'un d'entre eux, Max, est en réalité l'enfant biologique de Jessica Allen et de son compagnon. L'autre, Mike, est bien celui du couple chinois.

Comment est-ce possible ?

Le cas est rarissime, mais il advient de temps à autre. Jessica Allen est tombée enceinte de Max alors qu'elle portait déjà Mike, l'enfant du couple chinois. Un phénomène répondant au nom de superfétation qui arrive lorsqu'une femme continue d'ovuler après le début de sa grossesse.

20 000 euros pour récupérer leur enfant

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Le fait est que le couple de parents chinois est furieux d'apprendre cette nouvelle. Il décide alors de réclamer une importante réparation financière, mais surtout d'abandonner Max afin qu'il soit adopté. Et les ennuis continuent puisque, pour récupérer leur fils, Jessica Allen et son compagnon sont menacés de payer 20 000 euros au couple chinois. S'ensuit alors une bataille juridique de haut vol qu'ils viennent tout juste de remporter. Un véritable soulagement pour la jeune femme et son compagnon qui craignaient de ne jamais pouvoir récupérer leur fils.

En vidéo - Premier enfant né d’un père et deux mères

 

 

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