Le 11 mars 2011, un tsunami s’abattait sur la côte nord-est du Japon. Deux ans après le drame, le pays se souvient et rend hommage à ses victimes.

A 14h46 heure locale, les sirènes retentiront au Japon. Le 11 mars 2011, un violent séisme de magnitude 9 frappe la côté nord-est du Japon. Habitué aux secousses, le pays ne s’attendait toutefois pas à la catastrophe qui va suivre. Moins d’une heure plus tard, une vague atteignant par endroit les vingt mètres de hauteur va alors ravager la région du Tohuku, emportant tout sur son passage. Le bilan officiel fait aujourd’hui état de 15 880 morts et 2 694 disparus. Ce sont aussi plus d’un million de maisons qui ont été balayées par les eaux, leurs débris s’amoncelant toujours sur les lieux du drame.

Mais le Japon n’avait pas encore connu ses heures les plus noires. Frappée par la vague géante, le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima tombe en panne, et après plusieurs jours à chauffer, certains des réacteurs explosent, provoquant un accident nucléaire majeur. Pendant des semaines, les employés de la centrale tenteront de maîtriser la situation pour éviter que les réacteurs voisins ne connaissent le même sort.

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Deux ans après, de nombreuses cérémonies du souvenir auront lieu dans la région du drame, mais aussi dans tout le pays, notamment à Tokyo où le chef du gouvernement présidera les commémorations. Pour les habitants, la vie a tant bien que mal repris son cours. Les chiffres officiels font état de 2 300 victimes supplémentaires depuis le drame, des décès qui sont attribués au stress et aux nombreuses difficultés causés par la catastrophe. Si un budget colossal de 150 milliards d’euros a été alloué à la reconstruction, nombreux sont les Japonais à vivre encore dans des abris de fortune au milieu des gravas. Les travaux de sécurisation du site sont eux toujours en cours, mais avancent au ralenti en raison du fort taux de radioactivité.  

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