En déplacement aux Etats-Unis, François Hollande en a profité pour célébrer le lien d’amitié qui unit son pays à celui de son homologue Barack Obama. Les deux présidents se sont également affichés plus complices que jamais.

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Ils n’ont jamais été aussi proches. Depuis que François Hollande est arrivé lundi aux Etats-Unis, lui et son homologue américain Barack Obama ne cessent de multiplier les gestes complices devant les objectifs des photographes. En effet, que ce soit à l’arrivée du chef d’Etat français sur la base militaire d’Andrews, lors de la visite de la résidence du troisième président des Etats-Unis, Thomas Jefferson, ou même à bord de l’hélicoptère du président américain, les deux dirigeants n’ont cessé de s’afficher souriants et soudés.

"Alliés, nous l'étions au temps de Jefferson et de La Fayette, alliés nous le sommes encore aujourd'hui, amis nous le sommes pour toujours", a d’ailleurs déclaré François Hollande lors de la visite de l'ancienne plantation d'une figure emblématique de l'indépendance américaine. Ce lieu "symbolise l'amitié entre la France et les États-Unis", a de son côté estimé Barack Obama, saluant en Thomas Jefferson le "fervent francophile" qui fut ambassadeur à Paris de 1785 à 1789.

Les petits plats dans les grands pour Hollande ?Et alors que Nicolas Sarkozy se plaisait à parler de Barack Obama comme de son "copain", rapporte 20 Minutes, son successeur s’est montré plus discret, se cantonnant au terme d’" ami". Ce dernier peut cependant se vanter d’être le seul dirigeant français depuis Jacques Chirac en 1996 à se voir accorder une visite d’Etat aux Etats-Unis. Outre la résidence de Thomas Jefferson, le déplacement de trois jours du président français, qui passe notamment par Washington et San Francisco, comprend en effet un tour diplomatique complet dans le célèbre bureau ovale de Barack Obama et une conférence de presse entre les deux chefs d’Etat. Un dîner d’Etat est également prévu à la Maison Blanche.

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Parmi les sujets abordés par les deux présidents figurent, entre autres, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et leur position commune sur l’Iran et la Syrie. Et si les écoutes de la NSA ne devraient pas être au cœur de leurs discussions, sans doute ce sujet aurait quelque peu terni la bonne entente affichée par Hollande et Obama. En témoigent les propos tenus par le président Français au Time Magazine au moment où le scandale avait éclaté en 2013: "Une période difficile, non seulement entre la France et les Etats-Unis, mais aussi entre l’Europe et les Etats-Unis".

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