Les chercheurs de l’Armée américaine réfléchissent de nouvelles armures pour leurs soldats. Celles-ci seraient de haute technologie afin de donner "une force surhumaine" à l’Armée, une force digne des films d’action Iron Man.

Le Pentagone envisage de mettre au point de nouvelles armures pour ses soldats. Celles-ci seraient inspirées des super-héros tels que ceux dans Iron Man. Cette armure, baptisée "Tactical Assault Light Operator Suit" (ou Talos) permettra aux soldats de porter du matériel lourd, ainsi qu’un puissant ordinateur, d’une protection pare-balles accrue ou encore un système de contrôle des signes vitaux, indique l’Armée américaine.

Une armure de combat intelligente

"Certaines des technologies envisagées pour le Talos comprennent une armure avancée, des ordinateurs permettant au soldat de savoir où il se trouve à tout moment sur le champ de bataille et de communiquer avec le commandement, ainsi qu'un système d'alimentation électrique et un squelette extérieur très mobile", précise l'Armée de Terre.

Les projets pourront être soumis jusqu'en septembre 2014. Ensuite le commandement militaire et les responsables du Pentagone décideront comment procéder, tout en tenant compte des contraintes budgétaires grandissantes, a expliqué le porte-parole du commandement de l'Armée de Terre pour la recherche, le développement et l'ingénierie, Roger Teel.

Cette armure "intelligente" a été présentée lors d’une vidéo de démonstration. Cette vidéo montre un ennemi qui tire des balles de très près sur un soldat doté de cet équipement de haute technologie. Les balles tirées rebondissent sur la protection du militaire.

Une armure pour la survie des soldats ?

Le sigle de ce nouvel équipement fait référence aux automates de bronze dans la mythologie grecque, ceux que Zeus déployait pour protéger sa maîtresse  Europa.

Ce projet a été initié par l’amiral William McRaven, à la tête du commandement des opérations spéciales. C’est également lui qui a dirigé le raid des Navy SEAL pour tuer Oussama Ben Laden en mai 2011. L'amiral a affirmé, en juillet dernier, être "très attaché" au projet. "J'aime à penser que le dernier membre d'un commando perdu au combat sera bien le dernier et je pense que nous pourrons y parvenir" ajoute-t-il.

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Le projet sera développé conjointement par les universités, les scientifiques travaillant pour des agences fédérales, et des sociétés de technologies, a précisé James Geurts, chargé des acquisitions. Cependant, il est encore trop tôt pour estimer le coût de ce projet.

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