Le groupe terroriste aurait attaché un nourrisson à une bombe avant d’enclencher le détonateur. L’objectif ? Enseigner le maniement des bombes à des djihadistes "stagiaires".

Il s’agit sans doute de l’acte le plus cruel jamais commis par l’État islamique. L’organisation terroriste aurait en effet récemment assassiné un bébé à l’aide d’un dispositif explosif dans le cadre d’une session d’entraînement, dans la province de Salahuddin (Irak). Selon Sadiq al-Husseini, chef du comité de la sécurité dans la province de Diyala, cité par le Daily Mail, cette exécution particulièrement sadique aurait été perpétrée dans le but de former les nouveaux membres du groupe au maniement des engins explosifs.

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L’enfant aurait ainsi été arraché à ses parents puis conduit sur l’un des camps d’entraînement de l’État islamique, situé sur le site de Shargat. Aussi atroce que cela puisse paraître, ses bourreaux l’auraient ensuite équipé d’une bombe avant d’appuyer sur le détonateur, à l’aide d’une télécommande.

Un acte de vengance

Selon Sadiq al-Husseini, il s’agirait avant tout d’un acte de vengeance. Et pour cause : le père du nouveau-né aurait été arrêté puis tué quelques semaines plus tôt par le groupe extrémiste, après avoir lui-même abattu plusieurs djihadistes.

Par ailleurs, l’homme a indiqué que la mère de l’enfant restait introuvable, ajoutant que l’organisation ne se souciait guère "des valeurs humaines les plus élémentaires".

Les enfants soldats, une stratégie militaire

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Et ce n’est pas la première fois que le groupe terroriste a recours à de telles pratiques. Comme le souligne le Daily Mail, il n’est pas rare que des enfants, issus des minorités et âgés d’une dizaine d’années, soient recrutés pour tenir le rôle de kamikazes. "Nous avons des informations selon lesquelles des enfants, en particulier des enfants déficients mentaux, soient utilisés comme kamikazes, très probablement sans qu’ils s’en rendent compte", avait expliqué Renate Winter, co-fondatrice de l’Institut international des Droits de l’Enfant.

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