Alors que Benoît XVI a récemment annoncé qu’il allait prochainement prendre sa retraite, un média italien assure que sa décision aurait été motivée par la découverte d’un "réseau transversal uni par l’orientation sexuelle". Plus de détails.

L’annonce du départ en retraite de Benoît XVI a suscité nombre de réactions et d’interrogations dans la communauté catholique. Mais alors que le pape a invoqué des raisons de santé, le quotidien italien La Repubblica affirme que la véritable raison serait tout autre. Selon le site Internet du média, c’est la découverte d’un lobby homosexuel au sein même du Vatican qui aurait poussé Benoît XVI à quitter ses fonctions. Le quotidien assure que ce groupe de pression aurait fait chanter certains prélats du petit Etat. Toutes les preuves de ces faits seraient par ailleurs compilées dans le compte-rendu d’une enquête ultra-secrète menée par les cardinaux Julian Herranz, Salvatore De Giorgi et Jozef Tomko suite à l’affaire dite de "Vatileaks".

"Les mauvais poissons" pêchés dans les filet de l’EgliseIntitulé Sexe et carrière, les chantages au Vatican derrière la renonciation de Benoît XVI, l’article de La Republicca rapporte que le pape aurait eu connaissance du dossier "le plus scabreux" le 9 octobre dernier. Il aurait alors appris l’existence d’un "réseau transversal uni par l’orientation sexuelle" au Vatican. Autrement dit : le pape aurait alors découvert que certains de ces prélats avaient subi des pressions venues de laïcs extérieurs au Vatican, auxquels ils seraient liés par des liens homosexuels. Le quotidien souligne que c’est lors de cette découverte que le mot "homosexualité" aurait été prononcé pour la toute première fois dans l’appartement du souverain pontife. 

Et alors que deux jours plus tard, le papa a prononcé un discours improvisé dans lequel il évoquait "les mauvais poissons" pêchés dans le filet de l’Eglise, La Republicca y voit une métaphore illustrant son profond dégoût et sa grande tristesse après ce qui lui a été révélé par les trois cardinaux. Toujours d’après le site du quotidien, ces révélations auraient même poussé Benoît XVI a accéléré son départ en retraite.

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De son côté, le porte-parole du Vatican, le père Frederico Lombardi a annoncé qu’il n’y aurait "ni démentis, ni commentaires, ni confirmations" sur les "affirmations et opinions" relayées par la presse actuellement. La Republicca a également assuré que les 300 pages du compte-rendu de l’enquête ultra-secrète avaient été placées en lieu sûr et qu’elle seront ensuite remises au successeur de Benoît XVI.