Alors que l’économie de la Grèce est une zone sinistrée, un petit village d’irréductibles Grecs résiste encore et toujours à la crise… A Volos, on a décidé d’utiliser une monnaie alternative pour lutter contre un Euro trop cher. Une méthode qui marche.

Et si on utilisait des billets de Monopoly pour régler ses courses au supermarché ? L’idée, alléchante, semble farfelue. C’est pourtant la solution, à quelques détails près, qu’a trouvé Volos, une petite ville grecque de 90 000 habitants située dans le nord-est du pays, pour tenter de sortir de la crise. Et ça marche. Depuis 2009, les prix sont affichés en TEM sur les étiquettes, une monnaie alternative à un Euro bien trop cher pour que les habitants puissent acheter ce dont ils ont besoin pour vivre au quotidien.

Le TEM (Topiki Enalactiki Monada) calque sa valeur sur celle de l’Euro et fonctionne en parallèle de la monnaie officielle, explique le site web du quotidien Métro. Le système est simple : une fois inscrits sur le site internet dédié, les habitants reçoivent 300 TEM et peuvent alors commencer à vendre et proposer toutes sortes de biens et prestations. Consultation médicale, cours, services en tout genre… Tous les domaines de la vie courante sont couverts.

« Pour aider notre ville et ses habitants touchés par la crise, nous voulions faire quelque chose qui soit constructif et réalisable. L’idée d’une monnaie virtuelle n’a rien de nouveau et a déjà été testée dans de nombreux pays. Mais si au début nous étions une dizaine à croire que ça fonctionnerait à Volos, très vite les gens ont suivi le mouvement », indique Yannis Grigoriou, un des fondateurs du TEM. 1 200 habitants ont déjà été séduits.

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Des chômeurs par exemple, qui ne retrouvent pas de travail, peuvent ainsi proposer leurs services. En échange d’une rémunération en TEM, ils peuvent alors acheter des produits de la vie courante, nourriture, vêtements, etc… qu’ils ne pourraient pas se payer en euros. Ce système devrait bientôt être étendu aux sans-abris, qui se verraient ouvrir un logement et attribué la somme de 300 TEM, qu’ils devraient rembourser en proposant des services en échange. D’autres villes grecques auraient décidé elles aussi de tenter l’aventure. Une vingtaine aurait ainsi réussi à redynamiser leur économie locale.

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