Quatre jours après le crash du vol d'Air Algérie, les boîtes noires de l’appareil sont arrivées en France ce lundi pour être examinées par le Bureau d’Etudes et Analyses (BEA). Mais pour quelles raisons la France a-t-elle rapatrié les boîtes noires ?

Les boîtes noires du Vol AH5017 d’Air Algérie, lequel s’est crashé dans le Nord du Mali quatre jours plus tôt, sont arrivés ce lundi en France. Les dispositifs seront remis au Bureau d’Etudes et Analyses (BEA) pour les analyser et si possible expliquer les raisons de cet accident meurtrier qui a coûté la vie à 118 personnes dont 54 Français. Alors que l’accident a eu lieu au Mali et que la compagnie est algérienne, c'est la France a pris malgré tout les commandes de l'enquête notamment via l'expertise du BEA. Une intiative qui peut paraître surprenante mais qui s'explique en raison de son bureau d'enquête performant. C'est d'ailleurs le Mali qui "a fait appel au Bureau d'Etudes et d'Analyses", a rappelé sur France 2, Rémy Jouty, le directeur du BEA.

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Une enquête internationale ?

Ayant le plus de ressortissants victimes du crash et le bureau d’enquête le plus performant –au même titre que la FAA américaine-, la France a ainsi pris possession des boîtes noires, très endommagées, pour mener les expertises et déterminer les causes du drame. Une disposition qui va pourtant à l’encontre de la réglementation internationale de l’aviation civile. En effet, cette dernière mentionne que le pays dans lequel l’accident a eu lieu est en charge de l’enquête. En l’occurrence, le Mali. Toujours selon la règlementation de l’aviation civile, les pays participant à l’enquête sont définis par des critères stricts. Ainsi le pays où se trouve le siège de la compagnie, le pays d’immatriculation et celui de la construction de l’appareil peuvent également participer à l’enquête. Dans le cas du vol AH5017, l’Algérie, l’Espagne où l’appareil a été immatriculé et les Etats-Unis, pays dans lequel il a été fabriqué sont également présents.

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Le BEA permettra d'en savoir plus sur les circonstances de l'accident. Ce dernier semble, selon les premières hypothèses avoir été provoqué par les conditions météorologiques qui sévissaient dans la région au passage de l’appareil.

Ce Bureau a par le passé déjà réussi à éclairer sur les circonstances du crash du vol AF447 entre Rio et Paris en 2009 après trois ans d'enquêtes.

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