Bientôt un an après le crash qui a fait 116 morts, Le Figaro révèle que plusieurs erreurs humaines et "tragiques" seraient à l’origine de ce drame.

Le 24 juillet 2014, un avion d’Air Algérie se crashait au Mali, tuant ses 116 passagers et membres d’équipage. Bientôt un an après, Le Figaro fait une série de révélations sur ce qui a conduit à ce dramatique accident. La cause principale est "la non-activation du système d’antigivre des sondes moteur, alors que les températures extérieures de la zone humide traversée requéraient sa mise en place", écrit le journal qui cite les deux juges d’instruction en charge de cette affaire. Une information qui corrobore celle avancée en avril dernier par le Bureau d’enquêtes et analyses (BEA), lequel avait lui aussi annoncé que l’équipage avait omis d’activer ce système. Une erreur qui avait ensuite provoqué le dysfonctionnement de certains capteurs.

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Une série d’erreurs et de dysfonctionnementsLe Figaro révèle par ailleurs qu’en plus de cette erreur principale, les pilotes en ont commis toute une série d’autres. "Pour tenter de récupérer l'assiette de l'appareil", le pilote aurait tiré le manche en arrière, au lieu de le pousser en avant, ce qui a amplifié le décrochage de l'appareil, détaille le quotidien. Toujours selon Le Figaro, la fiche météo avec laquelle sont partis les membres d’équipages avait été émise plus de deux heures et demie avant le décollage.

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Et celui-ci de poursuivre en expliquant que les pilotes n’étaient pas non plus bien préparés à piloter cet appareil. Le simulateur de vol sur lequel ils s’étaient entraînés n’était "pas exactement" le même que celui de l’avion d’Air Algérie, et tous les deux (le pilote et le copilote) n’avaient qu’un vol en Afrique à leur actif. Un total bien maigre au regard des conditions météorologiques qui frappent souvent ce continent.

Sur les 116 passagers de ce vol reliant Ouagadougou à Alger, figuraient 54 Français.

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