La maison mère de Germanwings a expliqué lundi qu'elle n'était pas obligé d'informer les autorités aériennes de la dépression de son copilote.

Presque deux semaines après le crash de l'Airbus A320 dans les Alpes suite à un acte suicidaire du copilote, la compagnie sort de son silence.

La Lufthansa, maison mère de la compagnie low-cost Germaninwgs, a en effet déclaré lundi qu'Andreas Lubitz avait réussi avec succès ses examens de pilote avant que des règles plus strictes ne soient imposées en avril 2013. Ainsi, la compagnie ajoute qu'elle n'était pas tenue d'informer le Luftfahrtbundesamt (LBA), l'autorité allemande du transport aérien, de la dépression dont avait été victime en 2009 Andreas Lubitz.

Les nouvelles règles de 2013, selon elle, ne remettaient en général pas en cause les certificats d'aptitude déjà délivrés ou les certificats médicaux remis par des médecins agréés.

Une période de profonde dépression

Andreas Lubitz avait suspendu pendant plusieurs mois en 2009 sa formation de pilote de ligne. A son retour, il avait informé par courriel ses instructeurs de la Lufthansa qu'il avait surmonté une période de profonde dépression.

Il a été autorisé pour la première fois en 2012 à piloter des avions de ligne. Le LBA a déclaré dimanche qu'il n'avait "pas du tout été informé" des antécédents médicaux de Lubitz avant le drame.

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Selon l'examen des boîtes noires de l'appareil, Andreas Lubitz, qui s'était enfermé dans la cabine de pilotage, a délibérément lancé l'avion contre la montagne, entraînant avec lui dans la mort 149 personnes.

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mots-clés : Lufthansa
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