Arrivé au pouvoir en 2006 sur la bande de Gaza, le Hamas est devenu l'ennemi numéro un d'Israël. Au coeur du conflit qui fait rage depuis plusieurs semaines, cette organisation porte une lourde responsabilité dans les ravages du conflit. Explications. 

"Ferveur", c’est la signification de ce mouvement d’inspiration islamiste fondé en 1987 par trois hommes issus des rangs des Frères Musulmans. Depuis sept ans, c’est le Hamas qui a pris le contrôle de la bande de Gaza. Parmi ses leitmotivs, deux sont particulièrement évocateurs. Le premier, fondateur, considère que "la terre de Palestine est une terre islamique". Le deuxième, récent, estime que "tous les israéliens sont désormais des cibles légitimes".

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Exerçant une politique radicale et jusqu’au-boutiste consistant à réitérer ad vitam des attaques de roquettes, dont l’efficacité est de fait lourdement entravée par la défense anti-missile israélienne, le Hamas participe activement et inexorablement à l’enlisement du conflit. D’où vient ce groupe considéré comme "terroriste" par la plupart des pays occidentaux ? Planet.fr fait le point sur l’ennemi numéro un d’Israël.

La destruction d’Israël

C’est en 1987 que le Hamas est créé. Dès le départ, Cheikh Yacine, l’un des fondateurs du groupe, prône la destruction d’Israël et appelle à l’instauration d’un Etat islamique palestinien dans la région. Au départ, il s'agit d'une organisation d’inspiration religieuse, donc non violente.

Mais, la première Intafada de décembre 1987 aura raison de cette position pacifiste et fera basculer l’organisation dans la radicalisation. Cette doctrine radicale oppose dès le départ le mouvement à celui de Yasser Arafat, l’OLP. Ce cailloux dans la chaussure du leader palestinien n'allait pas pour déplaire à Israël qui entendait tirer profit des divisions palestieniennes. En outre, le Hamas rejette les accords d’Oslo signés en 1993 entre Yasser Arafat et Ythzak Rabin portant sur un processus de paix israélo-palestinien. Dès lors, les premiers attentats suicides signés Hamas s’abattent sur Israël la même année.

Le Hamas dans l’arène politique

À l’aube des années 2000, le Hamas va se jeter dans l’arène politique. En 2006, l’organisation remporte les élections législatives face au Fatah contraignant le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas de former un gouvernement (fragile) d’union nationale. Une guerre fratricide éclate entre le Fatah et le Hamas en 2007. Suite à cet affrontement qui a fait 113 morts, le Hamas évince le Fatah de Gaza prenant ainsi le contrôle de la zone.

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Les tentatives de réconciliations entre Fatah et Hamas demeurent infructueuses. La raison ? La divergence de point de vue sur l’existence d’Israël. Et pour cause, le Hamas reste campé sur ses positions appelant au démantèlement de l’Etat juif.

Quel bilan pour le Hamas ?

"Son règne est synonyme de désastre" rappellent nos confrères deSlateà propos de la gouvernance de Gaza par le Hamas ajoutant que "le chômage et la pauvreté frôlent désormais les 40% de la population".

En interne, la gestion de la crise avec Israël flirte avec l’absurdité la plus totale. Premièrement, l’inconscience ou l’amateurisme. A titre d’exemple, de nombreuses bavures sont à déplorer concernant les attaques à la roquette comme celle qui a conduit à une coupure d’électricité gigantesque ou bien ces roquettes qui sont allées mourir au-delà des frontières israéliennes…en Cisjordanie.

Pire, quand Israël invite les civils à évacuer certaines zones en raison de frappes, le Hamas encourage (ou invite avec insistance) les gazaouis à rester chez eux jouant sur l’effet "bouclier humain". Le but, "marchander avec le sang des Palestiniens" des objectifs politiques inatteignables avec cette méthode dont l'utilité est contestée par l'Autorité Palestinienne. Le rejet du cessez-le-feu illustre le caractère obsessionnel de la politique du Hamas.

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En outre, cette fuite en avant offre un parfait alibi à Israël qui dans son approche du conflit ou de la colonisation en Cisjordanie, trouve une justification à ses actions contestables et contestées. De surcroît, et comme toujours, ce sont les civils qui en sont les premières victimes.

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