Un soldat français en Centrafrique portant un écusson des SS nazis a été repéré, ce jeudi, sur une photo publiée sur internet par l’Etat-major des armées. Il appartiendrait au 8e RPIMA de Castres. D’autres militaires porteraient également cet écusson.

© AFP

Une photo a été publiée, ce jeudi, sur la page Facebook officielle des opérations de l’armée française. Celle-ci montre un soldat présent en Centrafrique, arme à la main, avec la devise des SS nazis "Meine Ehre heißt Treue" (Mon honneur s'appelle fidélité) sur son épaule. Selon Le Parisien, d’autres soldats possèderaient le même écusson. Ils seraient en effet une dizaine.

"La photo a été postée le 19 décembre sur Facebook. Il est apparu ensuite que le soldat arborait un insigne d'épaule qui n'appartient pas à l'uniforme de l'armée française et véhiculant une idéologie que nous condamnons sans équivoque", a expliqué le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’Etat-major des Armées.

"Nous l'avons retirée, non pas pour cacher une situation mais pour prendre à bras-le-corps une affaire", a-t-il déclaré avant d’ajouter : "c’est une affaire qui est entre les mains du commandement sur le terrain, aucune sanction n'a encore été prise."

Interrogé par le Huffington Post, le porte-parole des Armées a également indiqué que le soldat sera "immédiatement suspendu" dès qu’il aura été identifié et souligne qu’il s’agit d’une "idéologie que nous condamnons sans équivoque".

Ils seraient une dizaine en Centrafrique

Ce militaire français ne serait cependant pas le seul. "Il y a d’autres soldats qui ont ce patch" mais "comme il y a enquête, les gars ne sont pas idiots et l’ont tous retiré", a affirmé une source officielle.

Les soldats engagés en Centrafrique sont "très jeunes, à peine plus de 20 ans", et le porteur de l'insigne "n'en connaissait peut-être même pas la signification", a ajouté cette même source.

Une enquête de commandement a été ouverte.

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Lors de l’opération Serval, au Mali, un soldat français avait posé sur une photo le visage recouvert d’un foulard représentant une tête de mort. Il avait été sanctionné à 40 jours d’arrêt et avait été rapatrié quelques jours après l’incident. Une sanction que l’armée n’a jamais confirmée.

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