En Angola, le gouvernement a décidé début octobre de persécuter toutes les religions ayant moins de 100 000 fidèles. L’Islam en fait partie et des dizaines de mosquées ont déjà été brûlées.

© CC / wikimédia commons

Depuis le mois d’octobre, l’Angola est le premier pays du monde à interdire la religion musulmane. Bien qu’aucun écrit ne le prouve clairement, une loi provenant du gouvernement en place persécute indirectement l’Islam, assurent les associations des droits de l’homme.

Dans cette ancienne colonie portugaise, la police a déjà fermé 78 mosquées et brûlé une dizaine d’autres. Seulement celles de la capitale, Luanda, restent ouvertes pour l’instant. Les autorités se couvrent en affirmant que ces lieux de cultes n’auraient pas de licencesfficielle. 1 200 requêtes ont été envoyées pour cette fameuse licence à la ministre de la Culture, Rosa Cruz. "Seule trois ou quatre ont une action visible et bénéfique pour la société" , a-t-elle assuré.

Selon la loi en vigueur dans ce pays, une religion doit au moins recevoir les signatures de 100 00 fidèles et être représentée dans 12 des 18 provinces angolaises pour être reconnue par l’Etat. Or, la communauté musulmane est minoritaire dans le pays avec seulement 90 000 pratiquants recensés. La majeure partie du pays étant chrétienne (95%). Ceci est dû en grande partie à la colonisation de l’Angola par le Portugal dans le passé.

194 religions rendues illégales

Et alors qu'il n’y a  jamais eu de réels problèmes entre les chrétiens et les musulmans, les forces de l’opposition estiment que cette loi a été mise en place pour cacher les problèmes du pays. "Il s’agit d’un magnifique écran de fumée pour éviter qu’on parle de corruption, de fraude électoral, du pillage des grandes compagnies pétrolières ou encore de la fortune personnelle du président fantôme qui ne se montre plus depuis des années" , ont-ils déclaré au journal espagnol El Mundo.

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Eduardo Dos Santos, le chef d'Etat angolais et deuxième président d’Afrique resté le plus longtemps au pouvoir, aurait pour objectif de supprimer 194 religions dans son pays dont le bouddhisme. Selon les musulmans du pays, le pouvoir voudrait endiguer la montée de l’Islam. Une religion qui perce de plus en plus en Afrique subsaharienne.

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