Au lendemain de l’ouverture du sommet européen sur le budget 2014-2020, un compromis semble se dessiner entre les dirigeants européens. Le point sur ce qu’il prévoirait.

Les négociations ont-elles porté leurs fruits ? Alors que les discussions s’annonçaient houleuses et l’accouchement du prochain budget de l’Union européenne (UE) difficile, les dirigeant européens seraient d’ores et déjà parvenus à un semblant de compromis. Tôt ce vendredi matin, ils auraient en effet réussi à concilier les exigences de ceux qui, à l’instar du Royaume-Uni, exigent de coupes budgétaires relativement sévères et les défenseurs d’un cadre plus ambitieux comme la France et l’Italie.

Après plus de quinze heures d’âpres débats, d’apartés et de rencontres bilatérales, les présidents et chefs de gouvernement semblaient ainsi s’approcher d’un accord. Suspendue dans la nuit, la réunion des 27 devrait reprendre dans la matinée. Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen a par ailleurs indiqué qu’il présenterait prochainement "une nouvelle proposition de compromis".

Des montants auraient été fixésPlusieurs sources européennes ont, quant à elles, donné quelques détails quant à la teneur de cet accord. Selon elles, le montant des crédits d’engagement – qui correspondent au plafond autorisé – serait de 960 milliards d’euros, et celui des crédits de parlement – qui correspond aux dépenses effectives pour les sept années à venir – serait de 908 milliards d’euros. Il y aurait également une marche de manœuvre possible à hauteur de 12 milliards d’euros. "Un compromis s’esquisse peu à peu", a commenté une source française avant de souligner : "il semble désormais possible mais ce n’est pas encore (le cas)".

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Hollande ne lâchera rien à CameronAu terme d’une rencontre mercredi, Angela  Merkel et Francçois Hollande s’étaient, selon un négociateur, entendus sur  les chiffres des crédits de paiement et des engagements. La chancelière allemande serait ensuite revenue dessus. Cette dernière et David Cameron, le Premier ministre britannique auraient en effet évoqué jeudi des montants nettement inférieurs pour les crédits de paiement. Rejoint par le chef du gouvernement italien, Mario Monti, le président français a, quant à lui, refusé que l’accord final soit dicté par les exigences du Royaume-Uni. 

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