Si les aspects négatifs d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE pour la France ont été avancés, qu’en est-il de l’effet inverse ? Notre pays pourrait bien y trouver son compte. Explications.

A 51,9 %, les Britanniques ont décidé jeudi dernier de quitter l’Union européenne. Une sortie avec fracas qui a toute suite plongé la finance mondiale dans le rouge, et qui ne sera pas sans impact pour l’économie du Royaume-Uni comme pour celle de l’UE, et donc de la France.

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Le FMI estime ainsi que le Brexit pourrait coûter entre 0,2 % et 0,4 % de croissance à l’économie française d’ici 2019.

Les établissements financiers quitteront-ils la City ?

Mais la France pourrait aussi tirer son épingle du jeu de cette situation, notamment en matière d’emploi et de croissance à long terme. "Un Brexit pourrait en effet pousser entreprises et investisseurs à fuir le Royaume-Uni, jusque-là considéré comme une porte d’entrée privilégiée dans l’UE grâce à son marché du travail ultra-flexible, sa fiscalité attractive et sa stabilité financière", juge le magazine économique Capital pour qui les sociétés de la finance pourraient être "les premières tentées de faire leurs valises".

Le secteur de l’industrie britannique pas non plus épargné

Il est vrai qu’un certain nombre d’établissements financiers avaient pris les devants, anticipant la victoire du Brexit. Ainsi, HSBC avait prévu qu’en cas de victoire du "Non" à l’appartenance à l’UE, elle transférerait 20 % de ses effectifs (soit 1 000 personnes) à Paris. Selon Capital, la Deutsche Bank réfléchit également à délocaliser une partie de ses activités outre-Manche.

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Toutefois, selon le magazine, les délocalisations ne seraient pas circoncises aux seuls établissements financiers, mais pourraient toucher aussi le secteur de l’industrie, au premier rang duquel les constructeurs automobiles. Avec des barrières tarifaires en hausse, certains seront alors tenté de prendre le large pour faire leurs investissements ailleurs.

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