Le vin se fait rare. La demande ne cesse de croître et la production a du mal à suivre. A tel point que l’on se dirige vers une pénurie à l’échelle mondiale indique une étude réalisée par la banque américaine Morgan Stanley.

Les Français ne sont pas les seuls amateurs de bon vin. Rouge, blanc, rosé ont aujourd’hui largement dépassé les frontières de l’Europe et séduisent de plus en plus de monde. Une tendance qui n’est pas sans conséquences sur le marché mondial, et qui se révèle même inquiétante. D’après une étude réalisée par la banque d’affaires américaine Morgan Stanley, on se dirige vers une pénurie de vin dans les années à venir. Les prix eux devraient exploser.

Une demande en constante augmentationLa demande croissante des Russes, des Chinois, et d’autres pays émergents a changé la donne, explique la banque. Si la production mondiale de vin était au plus haut en 2004, avec « un excès de 600 millions de caisses de bouteilles », « la demande de vin a dépassé l'offre de 300 millions de caisses l'an dernier ». Morgan Stanley prévoit même que « la demande à l'exportation devrait accélérer à moyen terme », la situation devrait donc s’aggraver.

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L'Europe plus touchée que les autres« A court terme, les stocks vont diminuer car la consommation sera dominée par les millésimes des années passées » explique l’étude. Mais la production 2012 ayant été faible, moins d’un million de bouteilles, « nous nous attendons à une pénurie avec un bond de la demande et des prix à l'exportation ». Tout le monde ne sera cependant visiblement pas logé à la même enseigne. Selon Morgan Stanley, l’Australie, l’Afrique du Sud, le Chili et l’Argentine « sont les mieux placés pour en profiter ». En revanche, le marché européen, grand producteur mais également grand consommateur, devrait être le marché qui souffrira le plus.

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