Alors que des débordements et de nombreuses fraudes ont été enregistrés en Algérie, notamment lors de l’épreuve de philosophie, les autorités du pays ont tout bonnement ajouté la mention "a triché" pour cette édition 2013. Plus de détails.

Une épreuve de philosophie des plus atypiques pour le baccalauréat algérien 2013. En juin dernier, après avoir lu les sujets de la filière lettre et philosophie, les candidats se sont tout bonnement rebellés du fait que les thèmes abordés par l’épreuve "n’étaient pas au programme".

Des incidents violentsDe nombreuses violences ont même éclatée lors de cette épreuve. Les indignés ont en effet cassé des chaises et même parfois menacé les surveillants à l’arme blanche. Cette révolte des étudiants a provoqué une confusion importante, propice aux tricheries. Selon les autorités algériennes ce ne sont pas moins de 3000 cas de triches qui ont été relevés pour cette année.

Aux grands maux les grands remèdes. Le ministère de l’Education nationale algérien a ainsi créé en représailles une mention intitulée "a triché". Cette mention ne s’applique qu’aux plus chanceux. Et pour cause, le sort de nombreux tricheurs est encore en suspens. L’Office National des Examens et Concours (ONEC) doit en effet encore statuer avec des peines pouvant aller jusqu’à 5 ans d’interdiction de passage de l’examen.

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Quant à la France,  419 cas de fraudes, dont 166 dues à l’utilisation d’un téléphone portable ont été recensés en 2012. Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, avait d’ailleurs annoncé un renforcement drastique des mesures contre la triche pour l’édition 2013. 

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