Alors que le nombre de victimes des effets du réchauffement climatique devrait connaitre une augmentation spectaculaire dans un avenir proche, l'instance qui s'occupe des réfugiés en Australie propose de leur donner un statut juridique.

Dans le film catastrophe Le jour d'Après, on voyait les Américains obligés d'émigrer au Mexique après que leur pays ait été frappé de plein fouet par les bouleversements météorologiques. Si un tel scénario venait à se produire maintenant, les victimes du réchauffement climatique se retrouveraient sans véritable statut juridique. C'est ce que le Refugee Council of Australia (RCA) veut éviter en poussant le gouvernement australien à reconnaître le statut de réfugié climatique rapporte The Guardian.

Un nouveau statutLe texte qui définit le statut de réfugié, élaborée en 1951, définit un réfugié comme étant "une personne qui a une crainte fondée de persécution dans son pays d'origine en raison de sa race,  de sa religion, de sa nationalité ou de son appartenance à un groupe particulier". Un statut qui exclut les personnes qui se disent menacées par les effets du changement climatique. Ainsi, l'année dernière, un homme de 36 ans, originaire des îles Kiribati, situées dans le Pacifique non loin de l’Australie, a vu sa demande de régularisation rejetée par le tribunal de l'immigration. Le Kiribatien craignait pour l'avenir de sa famille alors que son île natale se trouve à seulement deux mètres au-dessus du niveau de la mer.

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L'Australie en première ligneOr l'Australie sera un des pays en première ligne du mouvement de migrations qui suivra les effets du réchauffement climatique. Le sort des populations des nombreuses îles et atolls du Pacifique proches de l'Australie, souvent surpeuplées et pauvres, se posera tôt ou tard, explique en creux le président du RCA, Phil Glendenning. Alors que le Parti travailliste au pouvoir connait une importante chute dans les sondages à quelques mois des élections, le contexte électoral  est plutôt défavorable. Pour le président des Kiribati, Anote Tong, en tout cas, il y a urgence : "la survie de notre peuple passe par la migration […] la question est de savoir si nous devrons le faire en masse au dernier moment ou plus progressivement". 

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