Pour tenter de sauver l’économie du pays, le Parlement grec a adopté dimanche soir une nouvelle loi prévoyant la suppression de 15.000 postes de fonctionnaires d’ici la fin de l’année prochaine. Une décision qui est loin de satisfaire la population.

La rigueur continue en Grèce et le secteur public va revoir son budget à la baisse. Le Parlement grec a en effet adopté dimanche soir une loi comportant toute une série de nouvelles mesures visant à redresser l’économie du pays. Comme le demandait la Troïka (UE-BCE- Fmi), le secteur public sera ainsi restructuré et pour ce faire, quelque 15.000 postes de fonctionnaires vont être supprimés d’ici la fin 2014. Ces suppressions représentaient l’une des conditions sine qua non posées par la Troïka pour débloquer les 8,8 milliards d’euros de prêts dont la Grèce à besoin. Cette somme doit notamment servir à payer les salaires et les retraites.

4.000 fonctionnaires renvoyés dès cette annéeCette nouvelle loi a été adoptée à l’issue de débats houleux menés à l’Assemblée. En tout, 168 vois se sont prononcées pour sur un total de 292 députés présents. Quelque 123 députés ont ainsi votés contre et un seul à voté "présent". Cette loi inédite prévoit ainsi que 4.000 fonctionnaires soit remerciés en 2013 et 11.000 autres avant la fin de l’année prochaine. Les fonctionnaires censés être renvoyés sont ceux sanctionnés pour corruption ou incompétence, ceux poussés au départ volontaire à la retraite ou les victimes de la suppression de leur poste après la fermeture de dizaines d'organismes publics.

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Les fonctionnaires dénoncent "la destruction du service public"Aussitôt après l’annonce de ces nouvelles mesures, plusieurs centaines de Grecs sont descendus dans les rues pour manifester leur colère. Selon la police, une manifestation de 800 personnes aurait ainsi été organisée en bas du Parlement à Athènes, dès dimanche soir à l’appel des syndicats du privé et du public. De son côté, la confédération des fonctionnaires (Adeby) a dénoncé "les suppressions de postes et la destruction du service public" ainsi que "la procédure d'urgence décidée par le gouvernement" pour le vote de la loi.

Depuis 2010, ce sont quelque 240 milliards d’euros d’aide internationale qui ont été consentis à ce pays à deux doigts de la banqueroute, en échange de mesures d’austérité.  

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