Le royaume saoudien a publié mardi une offre d’emploi pour recruter huit bourreaux afin d’exécuter les condamnés à mort.

Mardi, les autorités saoudiennes ont publié une offre d’emploi un peu particulière. En effet, le royaume est à la recherche de huit nouveaux bourreaux pour procéder à l’exécution des condamnés à mort le plus souvent par décapitation, comme le rapporte Le Monde.

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L’annonce postée sur le site du ministère du service public d’Arabie Saoudite indique que les futurs employés seront également amenés à procéder à des "amputations" sur des personnes condamnées pour vol et à administrer des coups de fouet. Aucune qualification ni expérience particulières ne sont demandées pour pourvoir à ces postes. Les candidats retenus toucheront un salaire correspondant au plus bas des fonctionnaires religieux.

"Tout condamné à mort aura la tête tranchée"

En Arabie Saoudite, le viol, le meurtre, l’apostasie (le fait de renoncer publiquement à une doctrine ou une religion), le vol à main armé et le trafic de drogue sont passibles de condamnation à mort par décapitation au sabre et en public. La moitié des condamnés à mort sont saoudiens tandis que les autres sont originaires du Yémen, de Syrie, de Jordanie, d’Inde, d’Indonésie, de Birmanie, du Tchad, d’Erythrée, des Philippines ou encore du Soudan. La plupart sont coupables de meurtre et de trafic de drogue.

Augmentation des exécutions à mort

L’Arabie Saoudite, qui applique la charia (la loi islamique), fait fréquemment l’objet de vives critiques de la part des organisations de défense des droits de l’homme. Les exécutions sont en nette augmentation au royaume saoudien. L’AFP a comptabilisé 85 exécutions depuis le début de l’année 2015 tandis que 87 condamnés à mort avaient été exécutés sur l’ensemble de l’année 2014.

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Le gouvernement saoudien n’a pas donné d’explication au sujet de cette importante hausse. Toutefois, l’année dernière, la Chine était le pays qui avait exécuté le plus de condamnés à mort, avec plusieurs milliers d’exécutions, venaient ensuite l’Iran puis l’Arabie Saoudite suivie par l’Irak et les Etats-Unis selon Amnesty International.

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