Angela Merkel ferait partie des personnalités espionnées par la NSA. Le téléphone  de la chancelière allemande coûte pourtant une fortune, à cause de la carte cryptée censé sécuriser l’appareil.

© AFP

« Avec son portable, elle dirige le pays » écrivait, amusé, il y a peu le journal populaire allemand Bild. Complètement accro à son téléphone, Angela Merkel aurait parait-il le coup de fil facile, et n’hésiterait pas à appeler ses homologues dès qu’elle a quelque chose à leur dire. Barack Obama a d’ailleurs récemment pu le constater, Angela Merkel l’ayant aussitôt contacté à propos de la mise sur écoute dont elle aurait été victime par la NSA.

Quand la sécurité a un prixMais Angela Merkel n’utilise pas n’importe quel téléphone. Comme la majorité des dirigeants et autres responsables politiques, elle dispose d’un appareil sécurisé, doté d’une carte cryptée. La chancelière allemande en avait reçu un en 2009, et avait reçu, en mars 2013, un nouveau modèle équipé d’une carte encore plus performante. Un petit bijou de technologie qui coûte la modique somme de 2 618 euros. Avec un tel équipement, ses appels, e-mails, SMS et autres communications étaient censés être sous bonne garde.

Publicité
En France aussiEn France aussi, le téléphone des personnalités à la tête de l’Etat est protégé. En 2009, le ministère de l’Intérieur avait ainsi commandé 5250 puces cryptées. Montant de la facture : plusieurs millions d’euros. Autant de précautions qui ne paraissent pas aussi efficaces qu’elles le devraient à l’heure où des révélations sur l’espionnage réalisé par la NSA provoquent des remous en France et en Europe.

Publicité