Au moins trois personnes sont mortes dans la nuit de vendredi à samedi après le bombardement d'un centre de soins de Médecins sans Frontières (MSF) à Kunduz, en Afghanistan. La frappe proviendrait des forces américaines. 

Trois membres du personnel de Médecins sans Frontières ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi après le bombardement à Kunduz d'un centre de soins de l'organisation non gouvernementale (ONG), a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Plus de 30 personnes sont également portées disparues. 105 patients et 80 membres du personnel, afghans et étrangers, étaient présents dans le centre de soins au moment du bombardement. 

Est-ce une erreur de frappe des forces américaines ? Possible, à en croire l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan), qui a rapidement reconnu qu'une frappe aérienne "pourrait avoir" touché le centre de soins. 

Dommages collatéraux 

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La frappe, menée contre des "personnes qui menaçaient les forces de la coalition, pourrait avoir engendré des dommages collatéraux dans un centre médical qui se trouvait à proximité", a déclaré le colonel Brian Tribus, porte-parole de la mission de l'Otan en Afghanistan, cité par l'AFP.

La ville de Kunduz est depuis quelques jours le théâtre de combats entre les talibans et les forces de sécurité afghanes, qui ont repris le contrôle de la ville jeudi. 

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