Lors d’un test sur la sécurité aéroportuaire, une journaliste belge de Soir Magazine a réussi à faire passer un couteau et une réplique de 450 grammes d’explosifs à l’aéroport de Charleroi sans être détectée.

© Wikimédia commons

Les faits se sont déroulés fin juillet. Une journaliste de Soir Magazine s’est rendue à l’aéroport de Charleroi afin de tester les contrôles de sécurité. Avec elle, trois autres figurants et Simon Bretholz, directeur de la société de sécurité Tactical5. Seul le patron de la sécurité était au courant du test. Pour chacun, un scénario a été élaboré. La journaliste a dissimulé un couteau Opinel dans son soutien-gorge et une réplique de 450 grammes d'explosifs dans un sac menu d'une caméra, soit "de quoi faire exploser deux avions au sol".

5 objets sur 8 découverts

Les trois autres figurants ont eux dissimulé des couteaux, notamment dans une chaussette. Outre ces objets, une grenade, une machette et une arme démontée ont été cachées dans les bagages cabine. Au total, cinq objets dissimulés sur les huit ont été découverts, ce qui est supérieur à la moyenne habituelle de 40% de détection lors de ces tests, effectués plusieurs fois par mois. Si la machette, la grenade et l’arme à feu ont été trouvées, ainsi que deux couteaux, le sac contenant les explosifs "est passé sans même être ouvert", s’étonne la journaliste. Le couteau caché dans le soutien-gorge n’a pas non plus été détecté.

"Empêcher la monotonie de s’installer"

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Pour Simon Bretholz, "il n’y a pas de risque zéro en matière de contrôle, mais on peut parvenir à une sécurité maximale", précisant que le but de ces tests n’est pas "de piéger les agents". Ce qui est primordial dans ce métier, insiste le directeur de Tactical5, c’est "d’empêcher la monotonie de s’installer". En moyenne, les objets dangereux ne sont pas détectés dans 60% des cas.

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