Aux abords de Rennes, un radar automatique défectueux a flashé plus de 8000 automobilistes en seulement quatre jours la semaine dernière. Transformées en chauffards malgré eux, les victimes ont décidé de s’associer pour contester les procès verbaux

A Rennes, ses victimes ne parlent plus que de lui. Toutes rapportent qu’il sévissait à l’entrée de la ville, près de la voie-express, suscitant leur colère et leur consternation. Lui, c’est le radar automatique fou situé près de l’aire de repos du Hil, sur l’autoroute reliant l’agglomération rennaise à l’agglomération nantaise.

Du mardi 22 janvier à vendredi 25 janvier, l’automate a déclenché le flash plus de 8 000 fois, soit une moyenne de 2 000 flashes par jour. Tous les chauffards de la région ne s’étant pas donné rendez-vous pour un « go-fast » dans la semaine, c’est la thèse de la défaillance technique qui a rapidement été privilégiée. Et vérification faite, c’est bel et bien le radar qui était en cause selon le quotidien Ouest France. La vitesse à laquelle le flash se déclenchait est passée de 110 km/h, la vitesse maximale autorisée sur une autoroute, à 90 km/h.

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En quatre jours, le radar fou aurait ainsi rapporté le jackpot d’environ 1,4 millions d’euros d’amendes, soit l’équivalent de 2 666 permis retirés. Les choses sont rentrées dans l’ordre à partir de samedi, mais les quelques 8 000 automobilistes flashés ont décidé de s’associer pour contester leurs pv. Une goutte d’eau quand on sait que les radars automatiques ont ramené 630 millions d’euros dans les caisses de l’état en 2011.

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