Faire revenir parmi nous l’homme de Neandertal en clonant un fœtus grâce à son ADN, c’est la très ambitieuse entreprise attribuée à tort à un scientifique américain. C’est en réalité une erreur de traduction qui a tout déclenché.

Steven Spielberg n’avait qu’à bien se tenir. En 1995, le cinéaste avait ressuscité des dinosaures à partir de leur ADN dans Jurassic Park, Georges Church se proposait, lui, d’en faire de même, mais avec notre lointain cousin, l’homme de Neandertal.

Oui mais voilà, les retrouvailles de famille devront encore attendre un peu plus que 33 000 ans, date de sa disparition. Le scientifique a certes  bien affirmé que la chose était théoriquement possible. Il faudrait pour cela intégrer à une cellule souche humaine l’ADN de Neandertal, chose faite pour l’Américain : « J'ai déjà réussi à récolter suffisamment d'ADN à partir d'os fossilisés pour reconstituer intégralement le génome de l'espèce humaine disparue ».

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Les lois de la biologie étant ce qu’elles sont, bébé Neandertal devrait ensuite être porté par une maman. Or il n’a jamais été question pour le scientifique de faire appel à une mère porteuse. Pour voir se réaliser ce projet fou, il faudrait recréer une femme de la même espèce. C’est une erreur de traduction du quotidien britannique The Independant qui a semé la confusion et enflammé la toile. Une information aussitôt rectifiée par le scientifique dans un interview à Der Spiegel. Pour surmonter sa déception, on pourra toujours se consoler devant   La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud. 

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