C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1964 qu’Isaac Asimov s’était plu à imaginer le monde tel qu’il serait un demi-siècle plus tard. Aujourd’hui, en 2014 et le délai écoulé, il est temps de dresser le bilan d’un pronostic qui, par son exactitude stupéfiante, semble tout avoir d’une prophétie.

Wikipedia / New York World-Telegram and the Sun Newspaper Photograph Collection

Après Nostradamus et les Mayas, c’est au tour d’Isaac Asimov de s’illustrer dans l’art hasardeux de la prédiction. Preuve en est, le défunt auteur d’I, Robot a récemment vu nombres de ses spéculations, dont la plupart datent du 16 août 1964, s’avérer d’une justesse et d’une exactitude stupéfiantes. Ayant tenté de dépeindre l’humanité telle qu’elle le serait en 2014, force est de constater que l’auteur, plus de deux décennies après sa disparition, a fait mouche. 

Quand rêves riment avec exactitude 

Notre monde. C’est, ni plus, ni moins, ce que l’écrivain a prophétisé. Comme l'explique L'Express, c'est entre repas semi-préparés, ère du "tout sans fil" ou explosion démographique, que celui-ci a bel et bien réussi l’exploit d’esquisser nombre des embûches majeures que se doit de surmonter l’humanité contemporaine, avec pas moins d’un demi-siècle d’avance. Il s'est également penché sur notre façon de communiquer, et a écrit que : "les communications seront à la fois visuelles et auditives. Vous pourrez à la fois voir et entendre la personne à qui vous téléphonez. Les écrans serviront non seulement à communiquer, mais aussi à consulter des documents, lire des livres, regarder des photos." Mais là ne s’arrête pas le coup de génie du penseur, qui est même parvenu à caresser de sa plume l’étendue des progrès techniques et scientifiques accomplis depuis lors. De l’aviation de masse à la timide arrivée de la robotique "grand public", ce dernier enchaîne les pronostics justes. Mais c'est néanmoins son approche de la conquête de l'espace qui impressionne le plus par sa justesse, notamment lorsque l'auteur soulève la question Martienne, en écrivant que : "seuls des vaisseaux sans équipage humain auront atterri sur Mars, même si une expédition humaine sera en préparation et une colonie martienne déjà imaginée". Il pousse d'ailleurs ses méditations au point de proposer ses propres solutions, notamment à la question de surpopulation, qu’il s’agirait selon lui de museler en "augmentant le nombre de morts", alternative selon lui mon convenable qu’une "réduction du taux de natalité", à l’image de la politique de l’enfant unique plus que jamais en vigueur en Chine. 

Entre rationnel et surnaturel 

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De telles prévisions, aussi exactes et complètes, seront sans nul doute l’occasion d’une discussion sur le rôle tenu ici par une potentielle dimension surnaturelle. Pourtant, l’exploit remarquable de l’auteur n’est en rien dû à une quelconque manifestation occulte. C’est en effet autant à l’imagination et à l’érudition sans limites de l’auteur de science-fiction aux œuvres innombrables, par ailleurs professeur de biochimie à l’Université de Boston et penseur aussi passionné qu’insatiable que reviennent les crédits d’un tel succès. Par telle démonstration, Isaac Asimov apporte une nouvelle preuve de l’immense pouvoir de l’imagination, et nous fait passer un message simple mais fondamental : toujours aller de l’avant afin d’envisager au mieux l’avenir. 

  

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