Une entreprise américaine basée au Honduras aurait imposé à ses employés le port de la couche. La raison : un gain de productivité en supprimant la pause-pipi.

La Kyungshin-Lear, un fabricant des pièces pour automobiles américaines, est accusée d’interdire à ses ouvriers l’accès aux toilettes et les contraints à porter la couche. Daniel Durón, Le secrétaire général de la Central General de Trabajadores, l’un des principaux syndicats du pays a dénoncé la situation. Selon lui, les 4000 employés (et en particulier la gente féminine) sont contraints d’acheter des couches s’ils souhaitent conserver leur travail. Cette règle aurait été instaurée en raison des chaînes de montage qui tournent en continu.

Une trentaine d’inspecteurs travaillent actuellement à vérifier la "véracité de cette déclaration", a-t-il expliqué. Une délégation américaine devrait également se rendre sur place afin de rencontrer l’employeur. 

L’entreprise dément

Une employée, María Galeano, licenciée en avril après 7 ans à Kyungshin-Lear, a confirmé les accusations de Daniel Durón. Porter des couches était nécessaire faute de "permission d'aller aux toilettes". D'autres allégations sont encore plus consternantes. Selon certains employés, des caméras auraient été placées dans les toilettes. Les femmes enceintes seraient contraintes de rester debout pendant des heures.

Publicité
Edgardo Dumas, représentant de Kyungshin-Lear, a formellement nié ces accusations, tout comme Daniel Facusse, président de l'Association des fabricants du Honduras. Pour ce dernier, la polémique est "un mensonge de travailleurs manipulés par des syndicats américains, qui veulent retrouver les emplois perdus dans leur pays".

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour :