Alors que le Brésil se prépare pour la coupe du monde de football en 2014, les prostituées sont également sur le pied de guerre pour accueillir au mieux les touristes : des cours d’anglais leur sont gracieusement dispensés pour leur permettre de communiquer plus facilement avec leurs futurs clients.

Pour certains, l’anglais est la langue universelle. D’autres estiment que c’est le sexe. Le Brésil va mettre tout le monde d’accord. La ville de Belo Horizonte, dans le sud-est de Brésil, va en effet offrir à ses prostituées des cours d’Anglais. Ville d’accueil de l’une des demi-finales du Mondial de 2014, la ville attend de nombreux touristes, qui pourraient se transformer en autant de clients potentiels pour ces filles de joie. « Elles apprendront les expressions du quotidien mais aussi le vocabulaire technique du sexe » a expliqué Cida Vieira, présidente de l’Aspromig, l’Association des prostituées de l’Etat du Minas Gerais, où se trouve Belo Horizonte. « Elles devront être capables de parler avec le client de ses fantasmes ».

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Cette initiative rencontre déjà un certain succès. Pour l’heure, une vingtaine de filles se sont inscrites, et 300 candidatures sont attendues d’ici fin 2013. Mais Cida Vieira craint d’être vite débordée dès que la nouvelle se sera répandue. « Il y a 80.000 prostituées à Belo Horizonte, dans les rues, les boîtes de nuit, les instituts de massage et la demande ne cesse de croître » indique-t-elle. Outre l’anglais, des cours de français ou encore d’espagnol seront également dispensés.   Ces cours seront offerts gratuitement à partir de mars prochain, et seront donnés par des bénévoles. Une mesure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte engagée par les prostituées elles-mêmes pour tenter de réglementer la profession, et qui trouve un écho positif parmi les principales intéressées. « Aujourd'hui, n'importe quelle profession exige l'anglais » estime Pollyana Tempori, 27 ans, prostituée depuis trois ans. « L’anglais me servira à négocier le prix et à définir ce que veut le client » a-t-elle déclaré au quotidien Fohla de Sao Paulo.

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