Dans la baie de Jervis, une nouvelle "ville" de poulpes a été découverte. Cette trouvaille confirme une théorie publiée en 2009. 

Ce sont près de 20 000 poulpes qui ont été découverts par des biologistes marins dans la baie de Jervis en Australie. Tous appartiennent à la même espèce : les poulpes tetricus, connus pour vivre en ermites ne se croisant que lors des périodes de reproduction, relate 20minutes.

Pourtant, David Sheel et son équipe ont étudié une quinzaine de spécimens résidant et communiquant ensemble dans une zone définie. Une découverte qui a d'ailleurs poussé les scientifiques à renommer ce lieu "Octlantis".

Interrogé par le magazine Quartz, David Scheel a parlé de "surprise". Il précise que "ces comportements sont le produit d’une sélection naturelle et peuvent être remarquablement similaires au comportement social complexe des vertébrés. Cela suggère que quand les bonnes conditions sont réunies, l’évolution peut produire des résultats très similaires dans divers groupes d’organismes".

"Ces piles de coquilles ont été sculptées pour créer des abris"

Cette trouvaille confirme donc une théorie de 2009. À cette date, une première "ville" de poulpes avait été découverte dans l'océan Pacifique : Octopolis. Ce qui laisse penser aux scientifiques que lorsque des invertébrés, réputés solitaires, se rassemblent en une sorte de société ils se rapprochent des animaux vertébrés vivant en meute.

En plus de se rassembler, les scientifiques ont également relevé une drôle de pratique dans les deux "colonies" de poulpes connues. "En plus des affleurements rocheux, les poulpes qui habitent la région ont construit des piles avec les coquilles des crustacés qu’ils ont mangés, notamment les palourdes et les pétoncles. Ces piles de coquilles ont été sculptées pour créer des abris, ce qui fait de ces poulpes de véritables ingénieurs environnementaux", déclare Stephanie Chancellor, docteure en sciences biologiques à l'université de Chicago.

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Cependant, David Scheel tempère. Selon lui, cette forme d'organisation n'est pas la norme, car d'autres spécimens continuent de parcourir les fonds marins en solitaires. Rien n'indique non plus que ces "villes" de poulpes soient des modes d'organisations récentes. D'après lui, ce serait plutôt l'évolution des techniques scientifiques et des moyens humains d'observer les animaux qui permettraient aujourd'hui de découvrir quelques-uns de leurs comportements sociaux encore inconnus.

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