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Quelle est l'ampleur de la pollution dans nos villes ? Dans quelle mesure modifie-t-elle l'atmosphère terrestre ? A l'Université de Brême, des scientifiques font figure de pionniers dans la mesure des polluants de l'air en rapprochant les données d'un réseau de satellites européens et des relevés sur Terre. Vous avez certainement déjà regardé les prévisions météo grâce à une application sur votre smartphone. Grâce à un réseau de satellites dans le cadre du programme européen Copernicus et de stations au sol, il est aujourd'hui possible de consulter sur votre téléphone, en temps réel, le niveau de pollution dans votre ville. À l'Université de Brême en Allemagne, on rassemble et on traite l'ensemble des données nécessaires à la réalisation d'un état des lieux des rejets polluants dans l'atmosphère. Copernicus Atmosphère : un accès en #opendata à des données considérables sur la qualité de l'air en Europe https://t.co/BDtOSGdoDS- Météo-France (@meteofrance) 28 novembre 2016 Les satellites surveillent en permanence, la composition de l'air que nous respirons et la manière dont il se modifie en raison des rejets polluants. Des chercheurs de l'Université de Brême figurent parmi les pionniers de la mesure de la pollution atmosphérique, responsable d'un décès sur huit dans le monde d'après l'Organisation mondiale de la santé : ils associent données spatiales et relevés terrestres. 'Les mesures réalisées depuis l'espace sont essentielles parce qu'elles nous apportent une vue d'ensemble de l'échelle locale à l'échelle planétaire qui nous donne l'impact de la météorologie et de la chimie atmosphérique sur nos émissions, explique John Philip Burrows, professeur de physique de l'atmosphère et des océans. Les vents de surface déplacent les masses d'air et à une certaine période de l'année, l'air de l'Europe s'en va vers les régions vierges de l'Arctique ; de la même manière, nous en Europe, nous recevons souvent l'été, la pollution provenant de l'Amérique, poursuit-il. Nous devons comprendre quelles sont les sources, les vents de surface, les émissions, mais aussi connaître la chimie atmosphérique et la physique responsables du déplacement de la pollution autour de la Terre,' dit-il. Causes humaine et naturelle Pour établir la composition chimique de notre atmosphère, les scientifiques travaillent sur des données fournies par les spectromètres, par les analyses des particules en suspension et les mesures satellitaires provenant du programme Copernicus. A l'Observatoire de Brême, sur le toit de l'Université, on décompose la lumière du soleil pour y détecter des traces de polluants. Justus Notholt, professeur de télédétection, nous montre un graphique sur son écran d'ordinateur : 'On peut dire que chaque molécule a son empreinte dans le spectre ; là, on a des millions de traits, il y a une quantité énorme d'informations, dit-il. Là, dans ce cas, montre-t-il, ces lignes peuvent être attribuées au CO2, donc il s'agit du CO2 dans l'atmopshère qui absorbe la lumière du soleil.' Les chercheurs sont aussi dotés d'un camion qui détecte un brouillard de pollution et des rejets industriels dans l'air. Il traque par exemple, le méthane et le CO2, des gaz à effet de serre fortement liés aux activités humaines. Mais pour une analyse complète, les chercheurs doivent aussi s'intéresser à la pollution naturelle générée par les volcans ou les incendies de forêt. This truck measures atmospheric pollution and the measurement are then combine with satellite data. #space euronews pic.twitter.com/PTKf0DS9lR- stroclaudio (@RosmiNow) 1 mars 2017 Folkard Wittrock dirige un groupe de recherche à l'université. 'Le camion dispose d'un ensemble unique de différents instruments, nous indique-t-il, il y en a qui aspirent l'air qui est autour de nous, ce qui nous permet de chercher la présence de polluants par exemple. On a aussi des outils de détection à distance qui utilisent plus ou moins la même technique d'analyse que les instruments spatioportés pour avoir une vision d'ensemble des polluants qui se trouvent autour de nous,' souligne-t-il. Campagne aéroportée Les scientifiques de Brême lancent dans les prochains mois, une nouvelle phase de leurs recherches : ils vont étudier l'impact des mégapoles sur la qualité de l'air au niveau local et régional en réalisant des mesures en plein ciel grâce à des avions. L'opération 'Mission CO2 et méthane' permettra de collecter des informations pour valider les données satellitaires. 'Nous allons mener deux campagnes aéroportées pendant lesquelles nous allons obtenir des instantanés de la chimie de ces rejets et nous rapprocherons cela des données satellitaires pour comprendre comment évolue la chimie des rejets de ces mégapoles,' indique Maria Dolores Andrés Hernandéz, chef de groupe de recherche. Une fois toutes les preuves réunies, ces 'détectives' de la pollution doivent encore traiter ces innombrables données. Des algorythmes et des équipements informatiques complexes sont nécessaires pour mettre en cohérence, les mesures satellitaires et les informations recueillies par les capteurs sur Terre. L'étape suivante, c'est l'élaboration d'un outil de prévision de la pollution. 'Les satellites nous donnent des cartes qui sont magnifiques, mais on ne peut les utiliser que si on a un relevé qui vient les valider et cela nécessite de bonnes mesures au sol, reconnaît le scientifique Andreas Richter. Une fois qu'on a lancé le satellite, il n'est plus entre nos mains, on ne peut pas le ramener en laboratoire et faire des vérifications et des tests, il est là-haut et on doit avoir confiance dans les données, c'est pour cela qu'il faut les comparer avec d'autres mesures,' assure-t-il. L'augmentation des rejets de gaz à effet de serre a modifié l'équilibre énergétique de la Terre et accélèré le rythme du changement climatique, révélant la vulnérabilité des écosystèmes. Les études scientifiques sont fondamentales pour nous aider à faire face à des évènements météorologiques extrêmes et à établir des politiques adaptées. #Climate deniers blame global warming on nature. This #NASA data begs to differ https://t.co/0h6JCqfKzD- stroclaudio (RosmiNow) 28 février 2017 'Besoin d'informations de meilleure qualité' 'L'homme a une influence considérable sur le climat et le problème, insiste Justus Notholt, professeur de télédétection à l'Université de Brême, c'est que tout ce que nous faisons aujourd'hui doit être envisagé sur le long terme : aujourd'hui, on doit prendre des décisions pour qu'on puisse en voir les résultats dans peut-être cinquante ans ou plus.' John Philip Burrows ajoute : 'On a besoin d'informations de meilleure qualité pour pouvoir établir les mécanismes exacts et les meilleurs modèles qui soient pour prévoir l'impact des activités humaines et des phénomènes naturels. On a constaté en Europe une amélioration de la qualité de l'air et c'est certainement le résultat des politiques qui ont été menées, se félicite-t-il avant de relativiser : Cela montre que les gens peuvent agir, que les gouvernements peuvent agir, mais il y a encore beaucoup à faire.' Les connaissances devraient encore progresser grâce au lancement dans les prochains mois, du satellite de l'Agence spatiale européenne Sentinel 5 Precursor qui dispose d'instruments aux performances inégalées. Claudio Rosmino avec Stéphanie Lafourcatère
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Les robots sont de précieux compagnons pour l'homme dans l'espace, des outils uniques qui permettent de vivre et de travailler en orbite. L'un des robots les plus actifs dans l'espace est le Canadarm 2;'http://www.asc-csa.gc.ca/fra/canadarm/default.asp', un bras robotique de 17 mètres de long, qui, non seulement a assemblé la Station spatiale internationale (SSI) mais continue de lui rendre service. Il a été conçu, comme d'autres spécimen de robots spatiaux à l'Agence spatiale canadienne (ASC), à Montréal. Depuis sa salle de contrôle, l'ingénieur des opérations Mathieu Caron peut diriger le Canadarm 2 ou donner des instructions aux astronautes qui le pilotent dans l'espace. Exemple : le Canadarm 2 vient d'être utilisé pour attraper la capsule de réapprovisionnement Dragon. 'Cette capsule ne peut pas accoster seule sur la station spatiale. Il faut faire coïncider le cap et la vitesse, venir à moins de dix mètres de la station spatiale et les astronautes vont utiliser le Canadarm 2 pour agripper la capsule de Space X. Ils doivent veiller à l'attraper rapidement, sinon une petite perturbation peut faire diverger la véhicule assez rapidement', explique Mathieu Caron. Le Canada - qui est partenaire de l'Agence spatiale européenne depuis les années 70 - a lancé son premier robot spatial Canadarm à partir de la navette spatiale américaine Columbia en 1981. La mise à la retraite du bras Canadarm après 30 années de services dans l'espace n'a pas pour autant mis un terme à la collaboration entre l'ASC et la NASA, rappelle Stéphane Desjardins, directeur du développement de l'exploration spatiale à l'ASC : 'Au moment de la conception de la Station spatiale internationale, le Canada a proposé de fabriquer un nouveau bras canadien, le Canadarm 2.' Chaque astronaute de l'agence européenne et de la NASA doit se former sur la robotique spatiale canadienne. Cette formation est dispensée par l'ingénieur Kumudu Jinadasa. 'Nous accueillons les astronautes, qui viennent chez nous pour utiliser ces modèles, les configurent. Ils étudient les mouvements, et ils peuvent configurer chacune des articulations, le roulis, le lacet, le tangage. Ensuite ils intègrent ces éléments dans la configuration initiale de leur opération, et ils l'envoient à la SSI.' 'Nous cherchons à éviter toute collision dans l'espace, ajoute-t-elle, que ce soit des collisions entre robots, entre les articulations, ou des collisions avec des sorties dans l'espace ou même avec la station. Cela pourrait provoquer une dépressurisation rapide et nous serions alors ensuite dans une situation d'urgence très grave', souligne Kumudu Jinadasa. Ce bras robotique - prolongé par sa main Dextre - est un bricoleur hors-pair, et constitue une source de satisfaction pour le Canada, reconnu pour son savoir-faire dans la robotique spatiale. Les ingénieurs de la station canadienne travaillent aussi sur des rovers pour la lune et Mars. 'On vise la lune et Mars', avance Jean-Claude Piedboeuf, directeur Science et technologies spatiales à l'ASC, qui expérimente son engin dans une pièce dont la surface a été recouverte de cailloux et de petits rochers. 'On peut voir que les roues s'adaptent, observe-t-il. On doit trouver des roues qui permettent de s'adapter et de résister au froid. Il fait moins 150, moins 200 dégrées, donc les roues en caoutchouc ne tiendraient pas la route, et il faut pouvoir s'adapter aux obstacles, êtres très résistant.' La vision à long terme est d'équiper ces rovers de perceuses et de d'outils de prospection pour rechercher des ressources qui pourraient permettre à l'homme de survivre dans l'espace. 'Si on trouve de l'eau sur la lune, cela permettrait d'exploiter et d'utiliser la lune comme base, de générer du carburant, de générer de l'oxygène, reprend Jean-Claude Piedboeuf. Donc une fois qu'on a démontré qu'il y avait de l'eau, et on a démontré qu'il y avait des traces, la prochaine étape est de voirr si on est capable d'extraire l'eau et d'en faire quelque chose, avec des quantités suffisantes. Voilà donc le type de mission qu'on pourrait mener, et qui permettrait de poursuivre l'exploration lunaire.' L'avenir s'oriente vers l'autonomisation des robots, capables de travailler à distance, et de sauver les astronautes dans des situations dangereuses. 'A chaque fois que quelque chose peut être fait par un robot, on doit l'envisager. Je parle de couper ou déplacer des couvertures thermiques, de dévisser des modules, de couper des longes, et même d'apporter un pistolet d'injection de carburant dans le satellite, ce qui augure d'un avenir prometteur pour la robotique', résume Mathieu Caron. A plus long-terme, le Canada et les autres partenaires de l'ISS regardent au-delà de l'orbite terrestre, vers une station encore plus éloignée dans l'espace. 'On parle d'une station peut être cislunaire, dans un espace entre la lune et la terre, précise Stéphane Desjardins. Et là, si on construit une habitation, une station spatiale à cet endroit-là, c'est certain qu'il va y avoir un besoin pour la robotique spatiale', conclut-il. A suivre...
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Premier lancement réussi au départ du cosmodrome de Vostotchny, en Russie. Ce jeudi matin, après une première tentative ratée la veille, une fusée Soyouz, chargée de trois satellites, a décollé de la nouvelle base russe qui remplace le célèbre cosmodrome de Baïkonour, au Kazhakstan. Une étape importante pour le renouveau du secteur spatial russe. Vladimir Poutine était sur place pour assister au lancement. 'Nous devons aussi construire une infrastructure au sol pour le lancement de plus grosses fusées, a déclaré le président russe. Et nous n'excluons pas que nous construirons à l'avenir des infrastructures pour des super fusées, pour le départ de missions habitées'. La construction du cosmodrome de Vostotchny a été qualifiée de 'plus grand chantier du pays' par les médias russes et a coûté l'équivalent de cinq milliards d'euros. Moscou louait jusqu'à présent le pas de tir de Baïkonour pour 115 millions d'euros par an.
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Double succès pour la société américaine SpaceX : ce vendredi, elle a d'abord réussi à placer en orbite une capsule de fret destinée à la station spatiale internationale (ISS). Mais surtout, elle a réussi à faire poser en douceur le premier étage de sa fusée Falcon 9 sur une barge flottant dans l'océan Atlantique. L'objectif de cette opération est notamment de réutiliser une partie du lanceur, faire ainsi de grosses économies. Landing from the chase plane pic.twitter.com/2Q5qCaPq9P- SpaceX (@SpaceX) 8 avril 2016 L'entreprise avait déjà tenté à cinq reprises de faire atterrir son lanceur sur une barge en mer, mais sans y parvenir jusqu'à présent. >> Les 5 tentatives ratées d'atterrissage
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L'Europe repart à la découverte de Mars. Une fusée russe Proton a décollé lundi matin du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. A son bord : une sonde capable de détecter des gaz et un atterrisseur test. La mission ExoMars 2016 en collaboration avec la Russie a pour objectif de trouver des traces de vie sur la planète rouge. Et voici à nouveau le décollage d'#ExoMars ce matin depuis #Baïkonour... pic.twitter.com/bP7f1tYQk5- ESA France (@ESA_fr) March 14, 2016 Voici ce que transporte le lanceur Proton dont le décollage est imminent#ExoMars pic.twitter.com/oqUAzT6cOJ- Erwan Lecomte (@Erwan_Lecomte) March 14, 2016 Si tout va bien, après un voyage de sept mois et un trajet de 496 millions de kilomètres, l'atterrisseur Schiaparelli se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur la planète rouge trois jours plus tard. Quant à la sonde, elle ralentira très progressivement pour se placer sur une orbite à 400 km d'altitude. Elle commencera à travailler fin 2017. Les scientifiques espèrent découvrir des gaz à base de carbone comme le méthane. Etant à 90% d'origine biologique, il indiquerait la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars. VIDEO : Comprendre la mission ExoMars en 3 minutes https://t.co/gCZgVaKVXF pic.twitter.com/5X6YvN92Yl- Le Monde (@lemondefr) March 14, 2016 C'est la deuxième fois que l'Europe part à l'assaut de la planète rouge. En 2003, elle a lancé avec succès Mars Express, qui a rempli sa mission scientifique. Mais le petit atterrisseur britannique Beagle 2 largué par Mars Express n'a jamais donné signe se vie. Il a été repéré, onze ans après, partiellement déployé sur la surface de la planète. Plus de 200 000 clichés : la planète Mars vue du ciel https://t.co/nCopx9kGyC pic.twitter.com/TWZow0ZNFh- Le Monde (@lemondefr) March 14, 2016 avec AFP
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*Le directeur général de l'Agence spatiale européenne dit vouloir construire une base permanente sur la Lune. Ce projet incroyable prend peu à peu forme à mesure que les scientifiques européens commencent à sérieusement y réfléchir. Nous avons rencontré quelques-uns de ceux qui pourraient faire de ce rêve, une réalité, notamment au Centre européen des astronautes à Cologne.' 'J'ai l'intention de construire une base permanente sur la Lune : ce sera une station ouverte pour différents Etats participants, des pays des quatre coins du monde,' explique posément le nouveau directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jan Wörner. ESA chief Wörner lays out his vision for a Moon base this Thurs on euronewsknwldge Space 18.45 CET pic.twitter.com/sMCP7aVEll- Jeremy Wilks (WilksJeremy) 22 Février 2016 Un projet international Cette ambition nouvelle pour notre satellite naturel constituerait une première : jamais l'Homme n'a en effet disposé de base permanente sur la Lune. En 1969, il y posait le pied grâce au programme américain Apollo. Un exploit qui a montré qu'avec la volonté nécessaire, on pouvait réaliser des pas de géant. 'Dans les années 60, il a fallu une décennie pour rendre cela possible, indique l'astronaute de l'ESA, Andreas Mogensen. Aujourd'hui, en termes de développement technologique, poursuit-il, on est beaucoup plus avancé, donc il est clair qu'on peut le refaire.' L'idée, c'est que cette base lunaire de dimension mondiale vienne à terme remplacer la Station spatiale internationale. 'Cela veut dire [que pourraient être présents] les Américains, les Russes, les Chinois, les Indiens, les Japonais et même d'autres pays qui pourraient apporter de plus petites contributions,' dit Jan Wörner. Re ESA Moon Village / FAA Panel, here's one visualization pic.twitter.com/yNBi2BiEBO#space #moonvillage- Space 2.0 (@Infocast_Space) 3 Février 2016 Le projet pour l'instant, peu précis n'en suscite pas moins l'enthousiasme. Au Centre européen des Astronautes de Cologne, un atelier était organisé il y a quelques semaines pour réfléchir aux méthodes de construction de cette sorte de village lunaire permanent. L'une des pistes envisagées : utiliser les métaux, les minéraux et l'eau sous forme de glace qui se trouvent sur place. 'La Lune est pleine de ressources, insiste Bernard Foing, directeur du Groupe international d'exploration lunaire de l'ESA. Aux poles de la lune, précise-t-il,nous avons trouvé des glaces et des endroits qui sont presque toujours au soleil et ces derniers peuvent nous fournir des ressources que nous pouvons utiliser pour construire ou soutenir la vie des astronautes dans cette base lunaire.' Utiliser les matériaux sur place pour construire en impression 3D Mais la principale menace qui pèse sur toute base lunaire, c'est son exposition au rayonnement solaire et cosmique, aux micrométéorites et à des températures extrêmes. Pour y répondre, Aidan Cowley, chercheur irlandais de l'ESA, travaille sur une technique ingénieuse : le sol lunaire lui-même pourrait permettre de bâtir des dômes de protection. 'L'une de nos idées, c'est d'utiliser la roche pour bâtir en impression 3D une structure habitable ou un élément de construction et on pense qu'on peut le faire, dit-il. Un rover se poserait sur la surface de la Lune, il libérerait un dôme gonflable - un peu comme un ballon - et ensuite, les rovers commenceraient à construire un deuxième dôme de protection tout autour du premier où s'installeraient les astronautes, poursuit-il. Donc on dispose une couche de poussière, on agglomère, on met une autre couche de poussière, on agglomère et on procède comme cela jusqu'à ce qu'on ait fini de bâtir tout type de structure,' détaille-t-il. A building block to test #3Dprinting of a future lunar base on display at ESTEC ESA_Tech #moonvillage pic.twitter.com/9LM5NQerPC- Ryan Laird (rjmlaird) 15 Janvier 2016 Evidemment, c'est difficile d'aller sur la Lune pour tester de nouvelles idées. Les scientifiques cherchent sur Terre, des lieux où les roches et la poussière pourraient ressembler à celles que l'on trouve sur notre satellite. Simulations à Terre C'est le cas dans le massif volcanique de l'Eifel près de Cologne où Bernard Foing nous présente un exercice de simulation : 'Nous avons un équipage et des instruments avec lequels nous voulons mesurer la composition des roches et nous voulons valider que ces instruments fonctionnent en utilisant des roches qui sont très proches des roches lunaires ou martiennes, à savoir des roches volcaniques,' souligne-t-il. How do you build a Moon base? One place to start is an old quarry in Germany, serving as an analogue site! pic.twitter.com/zQxVa1sOKr- Jeremy Wilks (@WilksJeremy) 16 Février 2016 Expérience du jour : Oscar Kamps, étudiant en géologie à l'Université d'Utrecht, fait comme s'il se trouvait sur la Lune. Ses collègues le guident à distance. L'objectif, c'est de voir comment le pseudo-astronaute agit en collaboration avec la station. Il s'agit aussi de tester le spectromètre du faux module lunaire qui permet d'identifier les minéraux utilisables pour construire la base et participer à son fonctionnement. 'Dans cette simulation, je joue l'astronaute, indique Oscar Kamps avant d'ajouter : Ma collègue me dirige vers le lieu où elle veut que j'effectue un prélèvement, puis elle me dit quand je dois revenir et mesurer l'échantillon devant ce petit laboratoire.' Sa collègue, Marloes Offringa, étudiante en sciences de la Terre à l'Université d'Amsterdam, confirme la bonne réalisation de l'opération : 'Les conditions de luminosité sont très bonnes actuellement, dit-elle, on n'a pas besoin de recourir à des méthodes alternatives. Donc c'était très facile d'avoir un bon signal.' 'Il faut lancer un immense cycle de développement technologique' La volonté du directeur général de l'ESA de construire un village lunaire est mobilisatrice même s'il faudra peut-être attendre vingt ans pour que les technologies nécessaires soient fin prêtes. 'C'est de nouveau, un immense cycle de développement technologique qui doit démarrer, insiste l'astronaute Andreas Mogensen : cela va de la conception des fusées qui vont nous placer en orbite, nous transférer jusqu'à la Lune et nous y poser jusqu'aux bases lunaires dans lesquelles nous vivrons, c'est vraiment tout ce programme technologique qu'il faut que nous développions,' renchérit-il. Les Européens ne sont pas seuls dans la partie. La Chine prépare une mission de retour d'échantillons lunaires, la Russie développe un alunisseur avec le soutien de l'ESA et la capsule de la NASA Orion associée à un module européen devrait prochainement voler autour de la Lune. Une diversité essentielle d'après le directeur général de l'ESA : 'L'avantage de ce village lunaire, c'est qu'on n'a pas besoin d'énormément de financement au début, dit Jan Wörner. On peut commencer avec une petite mission d'alunissage que d'ailleurs, beaucoup de pays sont déjà en train de planifier pour aller vers un énorme investissement par exemple en vue d'installer un radiotéléscope sur la surface cachée de la Lune, ajoute-t-il avant de souligner : Il y a des objectifs multiples, des utilisateurs multiples, mais un lieu unique.' La petite soeur de la Terre réserve bien des défis à l'Humanité, elle qui veut en faire un lieu d'expérimentation pour des missions habitées lointaines.
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Une flotte de satellites surveille depuis l'espace, l'état de santé de notre planète. C'est la mission des satellites Sentinelles, qui sont au coeur du programme Copernic de la Commission européenne, le programme d'observation de la Terre le plus ambitieux à ce jour. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Overview4) L'Agence spatiale européenne (ESA) se prépare à lancer le troisième satellite d'une flotte de six à partir du cosmodrome de Plesetsk (Russie), en février. Ce programme européen de surveillance de la Terre doit doter l'Europe d'une observation autonome de la Terre, en tant que service d'intérêt général, avec un accès libre. Tous les satellites ont été conçus et construits par un consortium d'une centaine d'entreprises. Le prochain à être lancé se nomme Sentinel - 3. (http://www.spacedaily.com/reports/ESA_selects_Airbus_Defence_and_Space_f...) Susanne Mecklenburg, Responsable de la mission à l'ESA : 'Sentinelle-3 est très spécial pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, nous avons une charge utile particulière, avec trois instruments différents, nous avons une grande variété de différentes données disponibles, avec de nombreuses applications, par exemple pour soutenir le programme Copernic, mais aussi pour des applications scientifiques. On couvre une large gamme. ' Sentinel - 3 pourra mesurer la température, la composition et la hauteur de la surface de la mer ainsi que l'épaisseur de la glace de mer. Sur la surface terrestre, il fournira une image très large de l'occupation des sols, l'état de la végétation et également la hauteur des rivières et des lacs. (http://www.esa.int/Our_Activities/Observing_the_Earth/Copernicus/Sentine...) Constantin Mavrocordatos, Directeur du programme : 'Il est possible par exemple de déterminer tous les éléments qui sont dans l'océan et leur écoulement. Il peut s'agir d'algues, de planctons, ou de pollution, et comment tous ces éléments se déplacent à travers le monde.' Toutes les données seront collectées par un service de surveillance du milieu marin. Les observations pourront être réalisées, en temps réel. Ces mesures fourniront des informations utiles sur la façon dont nous gérons notre environnement, en aidant à mieux comprendre les effets du changement climatique .
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Au revoir Philae. Les équipes responsables du petit robot européen se sont résolues à ne plus lui envoyer de commandes. Endormi depuis des mois faute d'énergie, le laboratoire à trois pattes aura réalisé une première historique en novembre dernier, en atterrissant sur la comète Tchouri après un voyage de dix ans à bord de la sonde Rosetta. Avec AFP
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Les nanosatellites, ce sont de tout petits cubes remplis de nanotechnologies qui aujourd'hui, prennent de plus en plus de place dans les missions spatiales, de l'exploration de Mars à la surveillance d'astéroïdes potentiellement dangereux. Des universités aux agences spatiales en passant par les industriels, de nombreuses équipes s'y intéressent de très près. Ils ne mesurent que dix centimètres d'arête, mais n'ont rien à envier à leurs camarades plus grands. Lancés depuis une quinzaine d'années, les nanosatellites ou cubesats ont imposé leur potentiel dans le secteur spatial comme dans le monde universitaire. Exemple au sein du Centre spatial Mektory de Tallinn. 'Je n'aurais jamais pensé concevoir un satellite de ma vie parce que je me disais toujours qu'il n'y avait que la Nasa qui en construisait, confie Marta Hang (english), assistante du programme Cubesat au centre Mektory, mais aujourd'hui, je peux le faire moi aussi dans mon Université.' Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante en master d'ingéniérie industrielle, renchérit : 'Tous ceux qui participent à ce projet, on vient tous d'horizons différents et chacun de nous se donne à 100%,' assure-t-elle. Ce projet est le fruit d'une initiative universitaire internationale à laquelle participent étudiants et professeurs en collaboration avec des industriels. L'objectif, c'est de former les élèves en vue de leur professionnalisation dans le secteur spatial. En ce moment, ils préparent leur première mission. 'On est en train de développer une unité cubesat pour une mission de télédétection : le satellite doit donc prendre des images de la Terre,' explique Mart Vihmand, directeur du Centre spatial Mektory. Moins coûteux et plus rapides à concevoir Ce type de cubesat qui pèse entre un et dix kilos coûte moins cher que les gros satellites notamment parce qu'il est élaboré en grande partie à partir de composants électroniques existants. Il est aussi plus rapide à concevoir. Mais les étudiants de Tallinn ont encore deux ans de travail devant eux. Ready to moving to #mektory #space center of #Tallinn to film next space magazine on #cubesats, on euronews pic.twitter.com/pJIHFbg80L- claudio rosmino (claudiorosmino) 8 Janvier 2016 'De la planification du projet à l'assemblage final du satellite, il faut trois ans : en général, 80% de ce temps est consacré à des réunions et à de la conception sur ordinateur,' souligne Mart Vihmand. En réalité, quand on commence à construire l'appareil final qui va voler dans l'espace, qu'on l'assemble dans un certain environnement et qu'on réunit les différents composants, cela ne prend qu'une minute,' ajoute-t-il. Les cubesats mettent en orbite un concentré de nanotechnologies : dans le centre universitaire de Tallinn, celles-ci sont élaborées à partir d'éléments produits grâce à une imprimante 3D ou commandés sur internet. Les progrès de la miniaturisation Mais les nanosatellites n'ont pas qu'un intérêt pédagogique et l'Agence spatiale européenne (ESA) le sait bien : elle veut les employer pour des missions spatiales lointaines. Roger Walker coordonne les recherches sur ces technologies au Centre technique de l'Agence aux Pays-Bas. 'Les ordinateurs se sont miniaturisés avec le temps : on est passé d'un ordinateur qui occupait toute une pièce il y a des décennies à quelque chose qui aujourd'hui, tient dans un téléphone portable, indique-t-il. Dans le secteur spatial, on constate que les composants des satellites se sont miniaturisés de quelque chose de la taille d'une machine à laver à aujourd'hui quelque chose de la taille d'un cubesat : en gros, c'est un satellite dans une boîte à chaussures,' poursuit-il. Les nanosatellites peuvent remplir de nombreuses missions comme réaliser des mesures ou procéder à des tests dans l'espace. Cette année, le cubesat Qarman à l'étude au Centre technique de l'ESA testera des technologies de rentrée dans l'atmosphère et des matériaux de protection thermique. Cubesat en main, Roger Walker nous explique : 'On trouve toutes les fonctionnalités d'un satellite réunies dans cette boîte : on a la possibilité de générer de l'énergie avec des panneaux solaires, de distribuer cette énergie en interne, de communiquer avec la station au sol sur Terre, mais aussi de mener des expériences et de transmettre les données à la Terre,' insiste-t-il. Mission d'impact d'un astéroïde Mais l'avenir de ces petits satellites s'annonce encore plus grand : ils participeront dans les années qui viennent, à une mission conjointe de l'ESA et de la NASA baptisée AIDA qui prévoit de dévier un astéroïde en le percutant. Une expérience précieuse au cas où l'on découvrirait que l'un d'eux menace la Terre. 'On est en train d'étudier les cubesats à des fins exploratoires et scientifiques dans l'espace lointain, indique Roger Walker, l'une de ces missions consistera à leur faire intégrer une mission d'impact d'un astéroïde ; ces cubesats observeront l'astéroïde avant et après qu'un engin de la NASA ne percute l'astéroïde lui-même.' we talk of #cubesat in the next #space, Jan.21 on euronews / CubeSat companions for #ESA 's astroid mission - https://t.co/PwneNO5aqx- claudio rosmino (claudiorosmino) 13 Janvier 2016 Le processus de miniaturisation ne semblant pas connaître de limites, ces nanosatellites offrent de nombreuses opportunités d'applications notamment dans l'évacuation de débris spatiaux, les services de télécommunications ou encore les missions d'exploration vers la Lune et Mars, leur faible coût de production et de lancement étant un avantage. Mais ces technologies laissent aussi la porte ouverte à d'autres innovations. 'La prochaine génération, affirme Roger Walker de l'ESA, c'est elle qui saura comment les exploiter de la meilleure manière qui soit et on aboutira probablement à des choses que l'on n'a jamais vues ou auxquelles on n'aurait jamais pensé.' 'J'ai tellement hâte que notre cubesat soit lancé, ce sera une grande réalisation pour chacun d'entre nous,' souligne Tashi Dolma Gyeltshen, étudiante à Tallinn. Mart Vihmand, directeur du centre Mektory, se projette lui aussi dans l'avenir : 'On forme davantage de gens à être capables d'inventer des choses pour le secteur spatial et on les prépare aussi à des missions encore plus importantes,' lance-t-il. 'On espère aussi, renchérit Marta Hang, assistante du programme Cubesat à Tallinn, que notre Université construira un plus gros satellite et qu'elle emmène un jour l'un des étudiants sur la Lune. Pourquoi pas ?' lance la jeune femme. #cubesat will be starring in the next #space magazine on air on euronews since Jan.21. #estonia #mektory #esa pic.twitter.com/cnBGb7GWZE- claudio rosmino (claudiorosmino) 7 Janvier 2016
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Le premier étage de la fusée Falcon 9 a manqué hier son atterrissage sur une plateforme mobile au coeur de l'océan Pacifique. La pince de verrouillage de l'un des quatre pieds n'aurait pas bien fonctionné. Une déception pour l'entreprise privée SpaceX, dont la fusée avait réussi quelques minutes plus tôt sans encombre, à lancer sur orbite le satellite Euro-Américain Jason 3. Son défi est désormais de faire revenir intacte la partie supérieure de la fusée, une fois la séparation effectuée. Une prouesse technologique qui permettrait à l'industrie aérospatiale de réutiliser le premier étage du lanceur, et réaliser ainsi d'énormes économies. Un opération réussie sur terre le mois dernier: Le mois dernier, Falcon 9 avait atterri sans ecombre sur le sol de Floride. Mais aucune des 4 tentatives de faire de même en mer, ce qui cause moins de danger, n'a été couronnée de succès.
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Au Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace (SIAE) de Paris-Le Bourget, euronews fait escale au stand de l'Agence spatiale européenne (ESA). Devant l'avion spatial IXV et le célèbre robot Philae notamment, Jeremy Wilks a rencontré les deux hommes à la tête de l'ESA. Jan Wörner qui est l'actuel chef de l'Agence spatiale allemande, et prendra les commandes de l'ESA début juillet et Jean-Jacques Dordain, qui, lui, prendra sa retraite à la fin du mois. Tous les deux reviennent sur les succès de ces dernières années et disent leurs espoirs pour l'avenir. 'Clairement, pour moi, en tant qu'ancien Directeur des lanceurs, le fait que nous ayons pu compléter la gamme des lanceurs de l'ESA, d'Ariane à Soyuz et Vega, est certainement quelque chose d'important', dit ainsi Jean-Jacques Dordain. 'Je suis certain que dans les prochaines semaines, nous aurons de très bonnes données de Philae et de Rosetta qui nous permettront d'en savoir plus sur les comètes', assure, de son côté, Jan Wörner. Également abordée, entre autres, lors de cet entretien, la coopération internationale, 'un facteur important des activités spatiales', estiment Jean-Jacques Dordain et Jan Wörner qui voit en l'ESA 'une sorte de courtier'. Plus largement, il est question aussi de l'exploration prochaine de la planète Mars ... À la recherche de la vie.
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Les moteurs de fusée sont des bijoux de précision. Leur fabrication dure des mois, et une fois au point, ils doivent fonctionner parfaitement du premier coup. Découvrez ces incroyables machines dans ce nouveau numéro de Space. Construire une fusée peut prendre des années, alors qu'une poignée de secondes à peine suffit à son lancement. Un événement d'une rare intensité, car chaque fusée est à usage unique puisqu'aucun des éléments n'est récupéré et donc réutilisé entre deux tirs. Avant le décollage, tout se joue près de Vernon à 75 km au Nord-Ouest de Paris, sur le site du motoriste spatial français, Snecma. C'est ici, à l'abri des regards, que les moteurs sont allumés pour la première dans un énorme nuage de vapeur. Le point avec Thierry Delaporte, le directeur du site Snecma Vernon (Groupe Safran) : 'Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro. À ce moment-là, on démarre les turbopompes ici, qui envoient l'hydrogène et l'oxygène dans la chambre de combustion du moteur Vulcain, qui est le premier moteur à s'allumer. Une fois que l'on a vérifié son bon fonctionnement, au bout d'environ 5 secondes, à partir de ce moment-là, on allume les deux propulseurs d'appoint à poudre, et hop, la fusée décolle.' Trois moteurs sont fabriqués sur ce site : le 'Vulcain 2': utilisé sur l'étage principal d''Ariane 5':http://www.arianespace.com/spaceport-ariane5/overview.asp, un plus petit - le HM7B - utilisé sur l'étage supérieur et le Vinci, encore en phase de développement. Tous fonctionnent sur le même principe, grâce à la poussée, c'est-à-dire la force exercée par l'accélération de gaz le long de la tuyère, comme nous l'explique Thierry Delaporte : 'La colonne vertébrale d'un moteur cryogénique aujourd'hui, c'est la chambre de combustion, qui est ici. On a la chambre de combustion, qui est suivie par la partie dite divergent, ou les gaz s'accélèrent, pour donner la poussée. Le dernier élément essentiel de ce moteur, c'est ce qu'on appelle le cardan, qui se trouve en haut. Le moteur est fixé à la fusée par l'intermédiaire de cette pièce, qui reprend l'ensemble de toute la poussée, qui assure que la fusée va s'élever, et permet également par ce système d'axe, d'orienter le moteur.' Une usine de pointe qui doit continuellement s'adapter aux besoins spécifiques de chaque client et anticiper sur la concurrence. Ariane 6 viendra ainsi remplacer Ariane 5. La future fusée qui se veut avant tout versatile, sera équipée de 2 ou 4 boosters et pourra lancer au choix 5 ou 10 tonnes de charges utiles, selon Gaele Winters, le directeur des lanceurs de l'Agence spatiale européenne (ESA) : 'Ariane 6 constitue la suite logique d'Ariane 5. La principale nouveauté réside dans la réduction de 50 % du coût du kilo de charge utile envoyé dans l'espace par rapport à aujourd'hui. Nous utilisons des technologies qui ont déjà été développées ou qui sont sur le point de l'être. Prenez le moteur par exemple, on va utiliser celui développé pour Ariane 5 que nous allons moderniser et améliorer, mais selon les mêmes principes. On utilisera aussi un booster qui sera équipera également sur notre prochain petit lanceur Vega. En fait, nous mutualisons les ressources pour nos différents systèmes de lanceur.' Le marché a beau évolué, le coeur de métier de l'industrie spatiale ne change pas : ce qui compte, c'est la force de poussée des moteurs : soit 134 tonnes - l'équivalent de 4 Airbus A320 -, 320 kilos par seconde de débit, ce qui représente à peu près deux baignoires qui se vident en une seconde.
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Dans ce numéro de Space, largons les amarres et aventurons-nous sur la Manche pour voir comment les données satellite sont utilisées pour mieux comprendre les océans qui recouvrent 70 % de la surface totale de la Terre Notre reporter Jeremy Wilks a donc pris place à bord du navire de recherche 'Plymouth Quest' pour partager la vie des scientifiques du Laboratoire marin de Plymouth situé à 350 km au sud-ouest de Londres. Objectif : comprendre comment l'utilisation combinée de données satellitaires et de relevés marins contribue à une meilleure compréhension de nos océans. L'apport de la technologie permet aujourd'hui de mesurer, cartographier et modéliser chaque paramètre - chimique, physique, biologique - à l'échelle planétaire. Lors de cette sortie au large des côtes de la Manche, l'équipe de scientifiques s'est tout particulièrement intéressée à la couleur de l'eau qui témoigne notamment de la présence plus ou moins dense de phytoplancton. Une information qui va leur permettre d'extrapoler l' évolution à venir des océans et le moyen d'y faire face. Courant 2015, un nouveau satellite de l'ESA - baptisé Sentinel 3 - rejoindra la flotte d'observation de la Terre déjà en orbite dans le cadre de Copernicus. Ce programme européen marque une nouvelle étape dans l'observation des océans en offrant un flux ininterrompu de données depuis son orbite polaire. De quoi permettre aux chercheurs de continuer à croiser les informations envoyées par les satellites et celles recueillies sur zone pour arriver à terme à déchiffrer complètement les océans.
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Baptême du feu réussi pour le prototype européen d'avion spatial IXV. Lancé par la fusée Vega, le vaisseau expérimental a réalisé un vol de 100 minutes depuis le pas de tir de Kourou en Guyane, vol au cours duquel il a parcouru plus de 32.000 kilomètres. Le prototype s'est élevé jusqu'à 420 kilomètres d'altitude avant d'amorcer sa descente à la vitesse de 7,5 km par seconde. Freiné par un parachute, il a ensuite amerri en douceur dans l'Océan Pacifique et a été récupéré par bateau. Avec ce vol, l'Europe spatiale a démontré sa maîtrise de la technologie de rentrée contrôlée dans l'atmosphère, domaine où Américains, Russes et Chinois avaient une longueur d'avance. Une réussite suivie par notre spécialiste de l'espace, Jeremy Wilks, depuis le centre de contrôle de l'ESA à Turin. ' L'atmosphère au centre de contrôle est maintenant à la détente et aux réjouissances. Les données du prototype sont bien arrivées, la mission est un énorme succès et va permettre de développer toutes sortes d'autres missions et d'engins spatiaux dans les vingt prochaines années,' a-t-il rapporté.
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L'Europe lance mercredi un petit avion spatial pour un vol expérimental dont l'objet est de tester sa capacité à rentrer dans l'atmosphère sans brûler ni s'écarter de sa trajectoire. Le nom du vaisseau est anglais, il s'appelle Intermediate Experimental Vehicule ou plus simplement 'IXV'. L'appareil est automatisé, il pèse deux tonnes, mesure cinq mètres, il n'a pas d'ailes, mais doit en principe planer comme un avion. 'Il est important de garder à l'esprit qu'il s'agit d'un vol expérimental' explique le journaliste d'Euronews Jeremy Wilks. 'On peut faire des simulations sur ordinateur et en souffleries, mais le meilleur moyen d'en savoir plus sur l'entrée dans l'atmosphère est de partir dans l'espace et de revenir. Le IXV est couvert de trois cents capteurs qui doivent enregistrer des données de pressions et de température sur l'appareil lorsqu'il plongera à son retour dans l'océan Pacifique.' IXV doit décoller de Kourou ce mercredi à 14h heure de Paris. Après s'être séparé de son lanceur, le vaisseau doit atteindre 450 km d'altitude avant d'entamer sa descente à une vitesse de 27 mille km/h. Des parachutes freineront la chute de IXV qui sera, on l'espère, récupéré sain et sauf quelque part dans l'océan Pacifique.
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Toute l'année nous avons suivi l'équipe de la mission spatiale historique Rosetta dans sa chasse à la comète. Nous avons filmé ses hauts et ses bas. Nous avons commencé à les filmer en janvier quand Rosetta dormait encore après 10 ans de voyage dans l'espace. J-288 : le réveil de Rosetta C'est le premier de nombreux moments de tension pour les chasseurs de comète. 288 jours avant le largage de Philae sur une comète, la sonde Rosetta est censée se réveiller. Mais ses signaux ont du retard... Quand ils arrivent enfin, c'est le grand soulagement. Tout un parterre de scientifiques applaudit, s'exclame, saute, pleure et rit à la fois. Parmi eux : Andrea Accomazzo, directeur des opérations à l'Agence spatiale européenne. ' C'est incroyable de la retrouver ! A présent, une aventure fantastique nous attend, une des missions spatiales les plus complexes de l'histoire ! ' s'enthousiasme-t-il. Le scientifique Matt Taylor lui, avoue être soulagé : ' je suis un peu moins stressé qu'il y a une minute, je ne pensais pas que je serais si stressé, mais j'étais très stressé ! Maintenant, que nous l'avons récupérée, nous pouvons faire ce que nous sommes supposés faire pendant deux ans : de la science ! C'est un moment merveilleux, merveilleux ! ' J-267 : Rosetta sous contrôle Quelques semaines plus tard et l'équipe opérationnelle de Rosetta est tout sourire. Armelle Hubault et ses collègues contrôlent la sonde et l'humeur est au beau fixe. Elle arbore autour du cou un pendentif qui n'est pas sans rappeler une certaine sonde... ' C'est une petite Rosetta, confirme-t-elle. C'est un peu un porte-bonheur. Toute l'équipe en a un, d'une manière ou d'une autre, et donc je trouve ça sympathique ! ' L'aventure Rosetta, c'est un sacerdoce. ' Quand on a un contact avec le satellite, à ce moment-là, il faut être présent, il faut être là, et il faut être prêt. C'est vrai que ce n'est pas toujours facile à gérer avec la famille, avec la vie privée,' conflie Armelle, avant d'ajouter : ' Aujourd'hui, je suis plutôt dans un jour optimiste, où je me dis 'oui, tout va bien fonctionner, on a fait tous les tests qu'il fallait, on n'aura pas de surprises, et ça va être fantastique ! ' Ce jour-là, nous demandons à Armelle Hubault d'enregistrer un message pour Rosetta : ' j'imagine que tout se passe bien là-haut, (j'espère) qu'il ne fait pas trop froid, et que tu n'as pas envie de retourner (sous) la couette, parce que cette fois, quand même, il faut y aller ! ' J-204 : science et tatouages 204 jours avant le largage de Philae, Matt Taylor et Fred Jansen parlent science et tatouage au centre scientifique de l'Agence spatiale européenne aux Pays-Bas. ' Ce que nous faisons, d'un point de vue scientifique, c'est nous projeter à plus long terme, pour voir ce que nous allons faire une fois au niveau de la comète, ' explique Matt Taylor. ' Cette année, nous cherchons aussi à identifier le meilleur endroit où poser l'atterrisseur. ' Mais Fred Jansen prévient : ' le frisson, ici bien sûr, c'est la cible, qui reste un mystère. Tout ce que nous préparons maintenant peut finir à la poubelle au premier caprice de la comète. ' Les deux scientifiques ne cachent pas leur fierté à travailler sur la mission Rosetta. Matt Taylor a une façon bien à lui de l'exprimer. ' J'ai un tatouage d'une mission sur laquelle je travaillais avant donc bien sûr, il m'en fallait un pour Rosetta. Voici la bête ! ' Et de dévoiler une cuisse ornée de Rosetta et Philae ! Tant de dévouement méritait récompense : c'est donc à Matt Taylor de s'adresser directement à Rosetta. ' Salut Rosetta, tu y es arrivée ! Tu es sortie d'hibernation ! Fini le sommeil ! C'est reparti pour un tour ! Faisons de la science ! ' J-99 : à la chasse au canard de bain A l'été, les chasseurs de comète commencent à visualiser leur cible. Matt Taylor est euphorique : ' nous y sommes, nous sommes au rendez-vous ! Nous avons franchi le pas, la grande étape qui consistait à rencontrer la comète. Nous allons voyager avec elle pendant plus d'un an. ' Les opérateurs doivent à présent apprendre à naviguer autour de la comète, ce que personne n'a jamais fait. Il leur faut aussi commencer sur le champ à chercher un site d'atterrissage. ' Cet objet a une forme très étrange, explique Andrea Accomazzo. Et avec la sonde, nous voulons le cartographier sous différents angles. Donc, nous allons voler dès le départ sur des orbites très étranges, presque triangulaires, ce qui nous permettra de voir l'objet sous différents angles. ' Les caméras de Rosetta révèlent peu à peu les traits de la comète, un morceau de poussière et de glace connu sous le nom de 67P Tchourimov Gerasimenko, doté d'une tête et d'un corps. Pas exactement ce à quoi s'attendait l'équipe... ' C'est une comète étrange. On avait pensé à plusieurs possibilités pour la forme. Mais au final, je crois que personne ne s'attendait à un canard de bain,' s'amuse Armelle Hubault. J-50 : beaucoup d'inconnues Nous sommes en septembre à présent et alors que Rosetta tourne autour de la comète, toute l'attention est sur Philae. Dans 50 jours, l'atterrisseur se posera. Et au centre d'astronomie de l'Agence spatiale européenne près de Madrid, Larry O'Rourke et Michael Kueppers décident quel instrument fera quoi et quand. ' Ce qui est délicat, ce sont les inconnues. Chaque jour, la comète produit plus de gaz et plus de poussière,' explique le coordinateur des opérations, Laurence O'Rourke. Mais son confrère Michael Kueppers veut rester optimiste : ' le site d'atterrissage a maintenant été sélectionné et bien sûr nous espérons que ça va marcher. Il est clair que c'est une étape risquée, mais je pense que ce sera une réussite. ' ' L'atterrissage en lui-même est un énorme événement, précise Laurence O'Rourke. Nous allons séparer l'atterrisseur à une certaine distance. Il dira aurevoir au vaisseau mère qui l'a emmené si loin et en une heure environ, il commencera à envoyer des images. Donc bien sûr, le signal de l'atterrisseur sera très important. ' Dans son message à Rosetta, il se veut rassurant : ' salut Rosetta ! Bien que tu sois à des centaines de millions de kilomètres, ne t'inquiète pas, nous n'allons pas nous écraser sur la comète parce que nous savons exactement où tu vas aller. Continue à travailler, à vivre, à nous envoyer ces données magnifiques et ces belles images ! ' J-22 : pas de deux avec une comète Moins d'un mois avant l'atterrissage, les chasseurs de comète abaissent leur orbite à moins de 10 kilomètres de la surface de Tchouri. La tension monte. ' Nous sommes dans la phase d'observation rapprochée et nous commençons petit à petit à descendre à de plus basses altitudes, ' nous informe Andrea Accomazzo. ' Bien sûr, il se peut qu'à tout moment, la comète devienne très active et pousse la sonde complètement en dehors de sa trajectoire, mais cela, nous ne pouvons pas le prédire. Plus la surface sera souple, plus l'atterrisseur se posera en douceur et aura de chances de ne pas se renverser. ' Voici le message qu'Andrea adresse à Rosetta : ' salut Rosetta ! Dans quelques semaines, ce sera le grand moment de ta vie. Quand ton bébé s'en ira, ne tremble pas trop. Tu peux être sûre qu'il se posera en douceur sur la comète. Laisse le s'envoler, c'est le moment. Ciao et tous mes voeux ! ' Le Jour-J Mercredi 12 novembre 2014, un jour que les chasseurs de comète ne sont pas près d'oublier. ' Ca va, ca va très bien ! On a atterri sur une comete ! ' nous dit Armelle Hubault dans un sourire. Au final, Philae a pris tout le monde de court en rebondissant deux fois avant d'atterrir dans une crevasse sombre où il ne pouvait pas recharger ses batteries. Il a rassemblé des données scientifiques pendant 64 heures avant d'être à plat. Certains instruments n'ont pas fonctionné mais les chasseurs de comète ont attrapé leur proie et écrit une page d'histoire. Et Matt Taylor de nous confier comment il vie cette épopée : ' c'est unique. L'exploration, la science et simplement le facteur 'ouaouh' ! Ca fait un an que mon fils veut devenir scientifique, depuis que je travaille sur Rosetta, donc, mission accomplie ! ' Le directeur de la mission Rosetta, Paolo Ferri, est heureux de voir que l'émotion est au rendez-vous : ' il y a tellement d'enthousiasme, on est comme des petits gamins à Noël ! Je pense que tout le monde ici ressent à présent vraiment ce que nous sommes en train de vivre, c'est-à-dire un vrai moment historique. ' Vous entendrez encore parler de l'équipe bien sûr. En 2015 nous vous donnerons de leurs nouvelles et vous tiendrons au courant des trouvailles de Rosetta et Philae. A très vite !
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2014 aura été une année extraordinaire dans notre système solaire. Nous nous sommes posés sur une comète, nous avons de nouveaux astronautes dans l'espace et toutes sortes de missions sont en préparation. Alors, quel est le futur du secteur spatial en Europe ? Les décisions prises début décembre à Luxembourg auront un impact sur le programme spatial européen des 10, 20, 30 voire même 50 prochaines années. L'espace peut inspirer émerveillement et humilité. Au cours de son séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale, l'astronaute allemand Alexander Gerst a capturé des clichés de la Terre à couper le souffle. Ils ont en tout cas séduit la secrétaire d'Etat allemande à l'aviation et à l'espace, Brigitte Zypries. ' Ce que j'ai le plus aimé, c'est la façon magnifique dont Alexander Gerst a montré la Terre depuis l'espace. Il a su capter l'attention de nombreux jeunes, et fasciner des gens un peu plus âgés mais jeunes dans leur tête. Pour moi, il a fait beaucoup pour la recherche spatiale en Allemagne, ' confiait-elle à Luxembourg. L'espace, c'est le terrain d'une grande aventure humaine, pleine d'humanité. Quand Philae s'est posée, nous étions là pour partager l'émotion. Alice Bunn dirige les politiques de l'agence spatiale britannique. Appelée à résumer les grands événements de l'année en matière spatiale, elle s'enthousiasme : ' Par où commencer ? Nous nous sommes posés sur une comète ! Qui l'eut crû ? C'est une source d'inspiration, vraiment ! ' Un peu de politique, beaucoup d'argent Mais l'espace a aussi à voir avec la politique et bien sûr, l'argent. On en a évidemment parlé à Luxembourg. ' Un des thèmes aujourd'hui est l'équilibrage des différentes contributions de différents pays, en particulier de la France, de l'Italie et de l'Allemagne, ' explique Stefania Giannini, la ministre italienne de l'Education. L'essentiel du marchandage s'est fait en amont, le budget annuel de 3,3 milliards d'euros de l'Agence spatiale européenne a déjà été défini. A Luxembourg, on apporte la touche finale et on valide. La réussite de ce genre de réunion dépend souvent des contacts noués au fil du temps, comme l'explique le ministre britannique de l'enseignement supérieur et des sciences, Greg Clark : ' les enjeux sont très importants, et la seule manière de procéder est de rencontrer les gens de visu, apprendre à les connaître pour trouver un accord. ' Ariane 6 : rester leader sur le marché des lanceurs On a beaucoup parlé fusées à Luxembourg. La fusée européenne Ariane 5 est désormais jugée trop chère. Sa position de leader sur le marché est menacée par sa nouvelle concurrente américaine Space X, moins coûteuse. La réponse de l'Agence spatiale européenne sera la toute nouvelle Ariane 6, déjà assurée d'un financement de 3 milliards d'euros. Pour Geneviève Fioraso, la secrétaire d'Etat française à l'enseignement supérieur et à la recherche, ' la première grande bonne nouvelle européenne c'est d'avoir décidé de lancer ensemble Ariane 6, dont le premier vol devrait intervenir en 2020. Une nouvelle fusée, un lanceur compétitif, modulaire, qui n'aura plus besoin de fonds publics pour son aide à l'exploitation. ' Sur notre vidéo, vous pouvez voir à quoi ressemblera Ariane 6. Elle se déclinera en deux versions avec, au choix, deux ou quatre propulseurs. Chaque lancement coûtera de 70 à 115 millions d'euros contre 160 millions d'euros actuellement avec Ariane 5. ' Cela nous donne plus de flexibilité et nous rend plus compétitifs, se félicite Brigitte Zypries, parce que nous, les Européens, voulons conserver notre propre accès à l'espace face à la concurrence américaine, chinoise, russe et indienne... Il y a un large spectre de concurrents, mais nous voulons rester dans la course et notamment construire un bon lanceur qui puisse transporter des satellites dans l'espace. ' Destination Mars Côté destinations, Mars s'impose comme une évidence. La mission ExoMars, emmenée par l'Italie et la Grande-Bretagne, lancera une sonde vers l'orbite martienne en 2016, puis en 2018, le rover ExoMars se posera sur la planète rouge. Les ministres ont validé les 160 millions d'euros nécessaires au projet, le premier à chercher des preuves de vie sur Mars. ' Ce qui rend ExoMars unique, c'est qu'il pourra creuser et chercher des signes historiques de vie sur Mars, précise Alice Bunn. On ne l'a jamais fait avant. Chaque fois qu'on est sur une de ces missions, c'est quelque chose de nouveau, dans le sillage de Rosetta. C'est ce qui est enivrant dans ces missions scientifiques. Vous ne savez pas ce que vous allez trouver ! ' Roberto Battiston préside l'Agence spatiale italienne. ' Dans un certain sens, c'est le prolongement logique de Philae sur la comète. Nous pensons qu'il est très intéressant d'aller voir ce qui se trouve sous la surface de Mars, parce que l'analyse qui a été faite à la surface montre qu'il n'y a pas de vie sur Mars. Et d'un côté, c'est évident, puisque les radiations et les rayons cosmiques ont certainement détruit toute forme de vie sur des millions d'années. Mais de l'autre côté, il est possible que quelque chose ait survécu en profondeur, ' avance-t-il. *Astronautes ou robots ?' L'avenir de la présence de l'homme dans l'espace est moins clair. L'an prochain, l'Europe enverra deux nouveaux astronautes sur l'ISS, qui, faute de soutien, risque le démantèlement d'ici 2030. En attendant, elle reste un bon outil de recherche. Le président de l'Agence spatiale allemande, Johann-Dietrich Wörner, l'assure : ' pour nous, l'ISS est l'infrastructure de recherche parfaite en orbite terrestre basse. Nous en avons besoin pour l'étude de la physiologie humaine, en biologie ainsi qu'en science des matériaux. Et maintenant aussi pour observer la Terre et pour la recherche fondamentale sur l'anti-matière par exemple et toutes ces questions. ' Et si les astronautes ont un rôle important à jouer dans l'exploration, les missions robotisées comme Rosetta ont décidément la cote en Europe. 'Aujourd'hui ce qui m'impressionne le plus, c'est la capacité des robots, reconnaît Jean-Yves Le Gall, président de l'Agence spatiale française. Nous allons un peu partout avec des robots, donc c'est la puissance des robots qui, finalement, fait qu'on peut faire beaucoup plus vite, beaucoup mieux et beaucoup moins cher que l'exploration habitée.' Un secteur qui rapporte Tous les membres de l'Agence spatiale européenne se doivent de financer les missions scientifiques. Mais la plupart des gouvernements investissent dans l'espace parce que ça leur rapporte. Le secteur crée non seulement des emplois, mais aussi des services aujourd'hui tenus pour acquis, tels que la télévision par satellite ou la navigation GPS. ' Au-delà du rêve que l'espace offre à tous, il y a les résultats réels et tangibles de la recherche scientifique dans ce secteur, qui sont aussi fondamentaux pour le développement futur de nos pays, ' affirme Stefania Giannini. Et Geneviève Fioraso d'abonder dans son sens : ' c'est bon pour l'économie, mais c'est bon aussi pour le sentiment d'appartenance tout simplement. Les Terriens se mobilisent et je trouve que, dans la période, avoir des projets crée de la solidarité, de la fraternité, ça élève le débat.' Les décisions sur le financement et la gestion du secteur spatial en Europe sont prises sur la base d'arguments purement économiques. Mais les résultats, une fois en orbite, n'en sont pas moins agréables à contempler.
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Retour sur une nouvelle conquête de l'homme sur l'espace cette semaine dans perspectives. L'aventure Rosetta a tenu en haleine les passionnés et inspiré entre autres la Rai 3. Comment les étoiles se forment-elles ? Qu'est-ce que la poussière magique qui inspire la romance et suscite l'imaginaire collectif ? Le mystère qui entoure les rêves est à la portée de nos scientifiques. Des frontières de l'imagination et en traversant nos connaissances, nous découvrons la plus précieuse des 'étoiles', une comète. C'est une comète qui a conduit les Rois Mages jusqu'à Bethléem. Cette fois, elle guide l'humanité vers une compréhension de l'origine de la vie. Comme la stèle de granit appelée Rosetta et qui nous permis de déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens, la mission Rosetta de l'ESA va nous aider à percer les secrets du système solaire. Rosetta est un succès européen, une mission de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) lancée il y a dix ans. De nombreux pays européens y ont contribué et se sentent fiers aujourd'hui. C'est notamment le cas de la Suisse, comme le motre un reprtage de la RTS. Premiers pas dans l'espace, sur la lune, sur mars, et aujourd'hui sur une comète. La conquête spatiale a commencé dans les années 50 et ne cesse de s'émanciper. France 2 fait le récit de ces années fabuleuses, de 1957 à nos jours. L'atterrisseur Philae a connu quelques obstacles sur son sol d'adoption mais pas de quoi entamer la foi des scientifiques. Cette histoire en inspire déjà d'autres comme le détaille un reportage de la TVE qui présente un court-métrage réalisé par l'ESA, elle-même. L'Agence Spatiale Européenne pressentait que la mission qu'elle avait entre les mains était une nouvelle odyssée spatiale.
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IXV : le défi de la rentrée dans l'atmosphère Pour les véhicules spatiaux, la rentrée dans l'atmosphère, c'est le moment où - pourrait-on dire - ça passe ou ça casse. C'est la phase où les satellites s'enflamment et où les astronautes retiennent leur souffle. Un nouveau vaisseau de l'ESA baptisé IXV sera lancé dans l'espace en novembre 2014 dans l'objectif de fournir de nouvelles données aux ingénieurs alors qu'ils tentent de maîtriser cette délicate transition entre l'espace et la planète Terre. Dans cette édition de Space sur euronews, le manager du programme IXV Giorgio Tumino nous présente le véhicule. Nous abordons aussi, images rares à l'appui, les conditions et les risques de cette rentrée atmosphérique. OK Long version for Euronews.com IXV : l'Europe relève le défi de la rentrée dans l'atmosphère Partir dans l'espace, on sait faire : il suffit de prendre place dans une fusée et décoller. Mais qu'en est-il du retour sur Terre ? La rentrée dans l'atmosphère reste l'un des plus grands défis à relever pour le secteur spatial. Un moment où - pourrait-on dire - ça passe ou ça casse. Pour s'y confronter, l'expérimentation ne suffit pas, rien ne vaut les conditions réelles. C'est justement ce que s'apprête à expérimenter le nouveau véhicule de l'Agence spatiale européenne (ESA) baptisé IXV. Le manager du programme, Giorgio Tumino, nous présente 'l'unité de vol qui s'envolera à bord de Vega le mois prochain.' Mais avant cela - on l'imagine -, de nombreuses recherches ont été nécessaires notamment des essais réalisés grâce à un prototype de test. 'L'objectif de la mission de l'IXV est de faire la lumière sur toutes les zones d'ombre qui entourent la rentrée dans l'atmosphère.' Pour progresser dans ce domaine où l'ESA a jusqu'à présent peu investi, ce nouvel engin sera donc acheminé par une fusée Vega à une altitude de 430 kilomètres - similaire à celle où se trouve la Station spatiale internationale -, puis amorcera sa descente vers un endroit précis sur Terre. En attendant, la phase de préparation se poursuit et des vérifications sont encore en cours. Giorgio Tumino nous détaille les différents éléments de l'engin : 'à l'avant, se situe la baie avionique ; dans la partie arrière, les quatre moteurs à réaction.' Au niveau du fuselage, il nous fait découvrir 'la protection thermique à base de céramique, un matériau extrêmement performant'. Celle-ci présente des 'points où sont placés les capteurs de pression, des jauges de contrainte,' indique-t-il. Le retour sur Terre n'a rien d'une promenade de santé. Lorsqu'il pénètrera dans l'atmosphère à une vitesse de 28.000 km/h, les parois de l'IXV seront exposées à une chaleur extrême : les frottements de l'air feront monter le nez et les gouvernails à une température de 1800 degrés Celsius. Le phénomène atteint un pic à une altitude très spécifique de notre atmosphère : une zone où tout se joue comme nous l'explique José Longo, la référence en matière de rentrée atmosphérique au sein de l'ESA. 'Tous les véhicules qui ne sont pas conçus pour revenir dans notre atmosphère comme les engins classiques et les satellites se disloquent à une distance comprise entre 80 et 75 kilomètres de la Terre.' Nous rencontrons également le grand spécialiste des débris spatiaux au sein de l'ESA, Holger Krag. Il les surveille depuis leur orbite jusqu'à leur chute sur Terre. Pour mieux nous faire comprendre les forces auxquelles se confronte l'IXV, il nous présente une vidéo où le vaisseau cargo ATV se désintègre comme prévu au moment de sa rentrée. 'À une altitude d'environ 100 km,' commence Holger Krag, 'l'ATV devient déjà incandescent, on voit des fragments assez petits qui se détachent à l'arrière : ce sont principalement les panneaux solaires qui dépassent de l'engin, ils se cassent en premier en étant arrachés par les forces aérodynamiques. À 75 km,' poursuit-il, 'on voit un flash et un nuage de gaz à l'arrière : c'était l'explosion, l'interaction du carburant avec l'atmosphère, l'auto-inflammation. À 60 kilomètres,' dit-il, 'les températures sont très élevées, il y a des objets blancs incandescents qui tombent à l'arrière parce qu'ils sont très légers.' L'ensemble du processus de rentrée se déroule en un laps de temps très court, souligne Holger Krag. 'À partir du moment où on effectue la manoeuvre de rentrée jusqu'à la Terre, cela dure à peu près une demi-heure et à partir du point où l'engin commence à s'échauffer - à environ 90-80 kilomètres - jusqu'à la Terre, cela fait seulement 10 minutes,' fait-il remarquer. L'un des éléments clé dans cette phase critique, c'est le design innovant de l'IXV : une navette sans ailes qui peut changer de direction. Pour l'instant, les capsules habitées de rentrée atmosphérique disposent d'un fond plat comme le Soyouz russe et le nouveau vaisseau Orion. Elles s'avèrent fiables, mais difficiles à poser sur une zone précise. La navette Space Shuttle de la Nasa pouvait atterrir sur piste, mais l'opération restait complexe et en 2003, des dégâts sur ses tuiles thermiques ont conduit à l'accident de Columbia. L'IXV est différent : l'engin dit à 'corps portant' assure sa stabilité grâce à son fuselage. Il s'agit d'un compromis entre la navette et la capsule qui garantit contrôle et manoeuvrabilité, notamment grâce à ces 'volets en céramique', explique Giorgio Tumino : 'Ils supporteront des températures de l'ordre de 2000 degrés Kelvin, ils bougeront pour contrôler le véhicule en vol, le diriger et changer l'inclinaison de son angle d'attaque.' Grâce à l'IXV, les Européens recueilleront des données sur les conditions réelles de la rentrée. Des données essentielles à de futures missions où un retour sur Terre est envisagé. 'Quand on s'intéresse à la possibilité future de ramener des astronautes, des échantillons d'astéroïdes ou à long terme de Mars,' insiste le manager du programme, 'c'est une technologie qu'il est impératif d'avoir pour être capable de revenir sur Terre.' Car si l'Homme rêve de voyager toujours plus loin dans l'espace, il est primordial de lui assurer qu'il pourra revenir en toute sécurité.
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Pour la première fois l'agence américaine fait appel à deux sociétés privées dont les vaisseaux seront opérationnels dès 2017. Un choix politique pour Washington qui ne veut plus dépendre des navettes russes pour acheminer ses astronautes vers la Station Spatiale International (ISS), comme c'est le cas actuellement. 'En combinant l'ingéniosité de l'ingénierie privée au dévouement et à l'expertise nationale inégalée de la NASA, nous ne sommes pas seulement capables de repousser les limites du possible, nous renforçons notre économie et créons des emplois pour notre population', estime Charels Bolden, administrateur de la NASA. La NASA ne fera en revanche pas vraiment d'économie avec ce projet. Il devrait en coûter pas moins de 80 millions de dollars par passager de ces navettes américaines, contre 70 millions de dollars pour un siège dans une navette Soyouz, une navette russe.
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Deux nouveaux satellites de Galileo, le système de navigation européen, ont rejoint l'espace ce vendredi. Le tir initial de la fusée Soyouz avait été reporté de 24 heures en raison de mauvaises conditions météo à Kourou, en Guyane. Ces deux satellites vont rejoindre quatre de leurs homologues, déjà en orbite à plus de 23 000 km d'altitude. Leur lancement marque le début de la phase de déploiement de Galileo, censé concurrencer le GPS américain. A terme - c'est-à-dire à l'horizon 2018 - 30 satellites composeront la constellation Galileo. Six à huit engins seront, en effet, lancés chaque année par Soyouz et Ariane 5. Ce système de navigation - entièrement civil - devrait être plus précis que le Global Positioning System, le programme militaire des États-Unis. Jean-Yves Le Gall, le président du Centre national des études spatiales (CNES) et coordinateur interministériel pour la France de ce programme aime à dire qu'" avec le GPS, on peut localiser un train, avec Galileo on sait sur quel quai il se trouve ". Mais il faudra encore attendre pour s'en servir en voiture, dans les cockpits des avions ou dans les trains. Les premiers services - pour certains payants - ne seront disponibles qu'à la fin 2015 lorsqu'une dizaine de satellites auront été mis en orbite. Le programme lancé, en 1999, a fait les frais de nombreux atermoiements politiques et enregistre six ans de retard. Mais il entend asseoir l'indépendance de l'Europe vis à vis des Etats-Unis, dans l'espace. Coût de la souveraineté, jusqu'ici, pour les 28 : 5,5 milliards d'euros, financés à 100 % par la Commission européenne. Pour faire passer l'addition, le commissaire européen à l'industrie a promis 90 milliards d'euros de retombées économiques sur les vingt prochaines années.
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Voici le Dragon V2, le vaisseau spatial qui devrait pouvoir d'ici trois ans, transporter des astronautes américains vers la Station spatiale internationale. La société américaine SpaceX du milliardaire Elon Musk a mis au point un module capable de transporter jusqu'à sept astronautes, pour un prix trois fois moins élevé que ce que paient actuellement les Etats-Unis. Le premier vol habité devrait avoir lieu en 2016 pour le Dragon V2 estime Elon Musk qui a une vision très précise de l'aventure spatiale : 'à long terme, nous envisageons la possibilité qu'il y ait des milliers de vols spatiaux par an, une base sur la Lune et une base sur Mars, nous deviendrons ainsi une espèce multi-planète, une véritable civilisation spatiale, c'est comme ça que les choses devraient se développer à l'avenir.' Mais revenons sur Terre, à ce jour, tout l'enjeu pour la Nasa, c'est de ne plus dépendre des vaisseaux russes Soyouz pour envoyer ses hommes rejoindre l'ISS. En plus d'être coûteux (70 millions de dollars le vol par astronaute), cela devient urgent, compte tenu des fortes tensions entre Moscou et Washington créées par la crise en Ukraine.
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Il y a quelques jours, la sonde de l’Agence spatiale européenne, Rosetta est sortie de son hibernation de deux ans et demi au fin fond de l’espace en vue de la poursuite de sa mission :...
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Deux astronautes américains ont effectué ce samedi une sortie dans l’espace pour engager une réparation sur la Station spatiale internationale (ISS). Les deux hommes, Rick Mastracchio et Mike...
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C’est la NASA qui l’a annoncé hier. L’avarie subie est potentiellement grave mais elle ne menace pas toutefois les six occupants actuels de la Station spatiale internationale selon l’agence...
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L’espace fascine bon nombre d’entre nous, mais bien peu ont la chance de travailler dans le domaine de la recherche spatiale. Nous avons rencontré trois jeunes ingénieurs qui ont entamé une...
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Deux astronautes russes, membres de l‘équipage de la Station spatiale internationale, effectuent ce jeudi une sortie dans l’espace de plusieurs heures. Ils doivent notamment déplacer un...
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Le systeme europeen de navigation par satellite Galileo a franchi le 12 mars dernier une etape fondamentale en determinant pour la premiere fois une position au sol Il faut au minimum quatre satellites pour determiner une position en trois dimensions Pour la toute premiere fois une...
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Apres un vol record de six heures le vaisseau russe Soyouz a pu s arrimer a l ISS la Station spatiale internationale vers 3h30 ce matin Les trois spationautes deux Russes et un Americain qui etaient partis hier soir du cosmodrome russe de Baikonour au Kazakhstan ont pu rejoindre leurs...

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