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Aux Etats-Unis, un tribunal du Missouri vient de condamner l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson à verser plus de 100 millions d'euros à une sexagénaire victime d'un cancer des ovaires. La plaignante pointe du doigt un talc, destiné à la toilette intime, qu'elle dit avoir utilisé pendant de nombreuses années, avant de tomber malade. Johnson & Johnson a annoncé son intention de faire appel. En un an, l'entreprise a déjà été condamnée à trois reprises pour des motifs identiques, et est visée aujourd'hui par plus de 2.000 poursuites judiciaires. La justice accuse le groupe pharmaceutique de ne pas avoir suffisamment informé ses clients sur les risques de cancers liés à ses produits à base de talc. Johnson & Johnson ordered to pay $110 million in talcum-cancer lawsuit https://t.co/HsfpW77OSw pic.twitter.com/nljV4l10le- Bloomberg (@business) May 5, 2017
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Le fabricant allemand de médicaments STADA a bondi en bourse ce lundi après avoir soutenu l'offre d'achat des fonds d'investissement Bain Capital et Cinven. L'offre dépassait largement les attentes des analystes : 66 euros par action, ce qui valorise le laboratoire à près de 5,3 milliards d'euros. A titre comparatif, l'autre candidat au rachat, composé des fonds Advent et Permira, proposait 58 euros par action. What a price ...! #Stada Backs $5.6 Billion Takeover Offer From Bain, Cinven #PrivateEquity- Sarah M. Syed (@SarahMSyed) 10 avril 2017 Le scénario surprise a ravi les investisseurs : à Francfort le titre STADA gagnait plus de 10% dans la journée, de loin la meilleure performance de l'indice européen Stoxx 600. Basé près de Francfort, STADA produit surtout des médicaments génériques, et des produits sans ordonnance, et emploie presque 11.000 personnes. L'offre d'achat, doit maintenant être soumise aux actionnaires de STADA.
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La méga-fusion entre Bayer, le géant allemand de la chimie et Monsanto, son rival américain n'aura pas lieu. Du moins pas pour l'instant. Monsanto rejette l'offre de rachat de Bayer mais reste ouvert à des négociations https://t.co/5lS5lDawmi #AFP pic.twitter.com/jhkcupjzAL- Agence France-Presse (@afpfr) 24 mai 2016 Mardi le conseil d'administration de Monsento a rejeté l'offre d'achat de 55 milliards d'euros déposée par Bayer au motif que ce montant n'était pas assez élevé. Si Monsento n'est pas hostile à un rapprochement, le numéro un mondial des OGM entend clairement faire monter les enchères. Pas sûr cependant que Bayer puisse renchérir. Mardi, l'agence de notation Moody's a mis en garde le groupe allemand face aux risques financiers encourus. Les écologistes européens, eux, y sont hostiles et rappellent les scandales qui ont émaillé la vie de Monsento. A défaut, BASF, un autre allemand, pourrait monter au créneau et faire une offre d'achat. Le marché des semences transgéniques suscite beaucoup de convoitises. En février, ChemChina, une entreprise chinoise, a proposé le rachat du groupe suisse Syngenta tandis que les américains Dow Chemical et DuPont sont en train de peaufiner leur fusion. Cette course à la fusion est notamment due à la chute des prix des produits agricoles et à la forte dépréciation des monnaies des pays émergents qui affecte les exportations. Avec AFP et Reuters
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62 milliards de dollars, soit 55 milliards d'euros cash : c'est la somme astronomique que l'Allemand Bayer est prêt à débourser pour mettre la main sur Monsanto. Pour les actionnaires de l'Américain, cela représente une prime de 37% sur le cours de l'action Monsanto début mai. Le père du Roundup, le pesticide controversé, s'est contenté de confirmer avoir reçu 'une offre non ferme et non sollicitée.' Cette offre, la plus grosse jamais faite par un groupe allemand sur une entreprise étrangère, pourrait donner naissance au numéro un mondial des pesticides, des engrais et des semences. Un pari fou signé Werner Baumann, PDG de Bayer depuis le début du mois. Il est d'ailleurs venu en personne vanter l'intérêt de l'opération devant la presse. 'Aujourd'hui est un grand jour pour Bayer. Aujourd'hui, nous faisons aussi un grand pas vers le renforcement de notre activité agriculture. Ensemble, nous pouvons assurer une hausse de la production alimentaire mondiale en dépit de conditions environnementales et de culture plus difficiles que jamais,' s'est-il félicité. Today we're announcing our proposal to create a global #ag leader. #AdvancingTogether https://t.co/zFRZrCDvU7 pic.twitter.com/BZViKMhMe0- Bayer AG (@Bayer) May 23, 2016 Cette consolidation du secteur est stimulée par la chute des cours des matières premières, notamment agricoles, qui entame les marges des industriels. En avalant Monsanto, Bayer espère dégager environ 1,5 milliard de dollars d'économies d'ici trois ans doper son bénéfice par action de 5% la première année, de 10% au moins les années suivantes. L'opération n'est pas sans risque pour l'inventeur de l'aspirine. Elle fera en effet exploser sa dette, déjà astronomique. L'Allemand pourrait devoir se résoudre à une augmentation de capital, voire des cessions d'actifs dans la pharmacie. Sans compter qu'en fusionnant avec le 'Méchant des OGM', Bayer expose aussi sa réputation en Europe.
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Depuis l'arrivée sur le marché de nouvelles générations de médicaments comme les AAD (antiviraux à action directe), les antibiotiques font des progrès importants dans le traitement de certaines maladies graves. A l'image du virus de l'hépatite C : venu du laboratoire américain Gilead Sciences, le sofosbuvir affiche un taux de guérison de plus de 90% avec des effets secondaires bien moins importants que les traitements actuels. Une efficacité qui a toutefois un coût non négligeable pour l'Assurance maladie : 488 euros le comprimé. Soit 41 000 euros pour un traitement standard de douze semaines. D'où la nécessité pour les médecins de bien sélectionner les patients susceptible d'accéder à ce traitement. Notre journaliste Céline Martel a suivi une personne contaminée par l'hépatite C et qui bénéficie de ce nouveau médicament. Sur le plateau de Politique matin mercredi le député-maire Les Républicains, Bernard Accoyer, a regretté la volonté du gouvernement socialiste de faire baisser les prix des médicaments. "Le médicament c'est un atout français, l'industrie pharmaceutique c'est un fleuron de la France, a affirmé l'ancien président de l'Assemblée nationale. On a un étranglement des laboratoires pharmaceutiques qui totalisent aujourd'hui moins de 100 000 emplois. La recherche et le développement se passent à l'étranger, c'est une catastrophe. On refuse des réformes de structure et l'on fait des prélèvements autoritaires sur une industrie dont nous avons besoin. Réguler les prix oui, mais là c'est suicidaire !" Bernard Accoyer, membre de la commission des Affaires sociales et médecin ORL, a défendu un "accès à l'innovation" justifiant des prix élevés. "Mettre au point des médicaments qui résolvent des maladies présentes depuis la nuit des temps, qui nous conduisaient à la mort, cela coûte très cher"
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Plus de 99% des micro-organismes marins nous sont encore inconnus. Or bon nombre d'entre eux peuvent présenter un intérêt en vue de traiter le cancer ou d'autres maladies. Des scientifiques installés en bord de Mer Baltique, près de Kiel en Allemagne, participent à un projet de recherche européen baptisé Marine Fungi pour lequel ils prélèvent dans les mers peu profondes du globe, des échantillons d'algues et d'éponges. Celles-ci sont porteuses d'organismes qui les protègent de menaces environnementales. De nombreux microbes marins représentent effectivement une source de molécules capables de lutter contre des pathogènes, mais nous en savons très peu sur eux, explique le coordinateur de ce projet, Johannes Imhoff, microbiologiste marin du Centre d'études sur les océans GEOMAR Helmholtz : 'Les océans renferment une extraordinaire diversité de formes de vie et surtout de micro-organismes et nos connaissances se limitent à une toute petite partie d'entre eux,' dit-il. Or, poursuit-il, 'on estime que les bactéries et les champignons peuvent constituer jusqu'à 40 % de la biomasse des éponges : c'est l'une des raisons pour lesquelles on les étudie en laboratoire afin de déterminer s'ils produisent des substances bio-actives intéressantes.' De retour dans leur laboratoire, les chercheurs commencent par mettre en culture les champignons prélevés en mer. Ces organismes produisent naturellement des composés biochimiques qui pourraient être capables de détruire d'autres cellules comme les cellules cancéreuses. 'Dans la nature, ces organismes produisent ces substances dans un but donné et donc on cherche à voir comment nous pouvons reproduire cette fonctionnalité,' indique Antje Labes, bio-technicienne marine au Centre KiWiZ qui fait partie de GEOMAR. 'Nous avons beaucoup de choses à tester : par exemple, on modifie le PH, la température et les éléments nutritifs ou on recrée l'environnement biologique,' précise-t-elle. Pour identifier et étudier de nouveaux composés, on recourt à la spectrométrie. Il s'agit de mettre en évidence les propriétés bio-actives potentiellement utiles en médecine. 'Les champignons peuvent être utilisés par exemple dans le traitement du cancer', souligne Jan Oesterwalbesloh, pharmacien au KiWiZ. 'On sait que certaines espèces de champignons et notamment des espèces marines produisent des substances qui sont vraiment efficaces pour lutter contre différentes lignées de cellules cancéreuses,' ajoute-t-il. Chaque composé est isolé, puis mélangé à des cellules cancéreuses et à un liquide réactif qui change de couleur quand les cellules tumorales sont détruites. 'Quand le liquide reste bleu, cela veut dire que l'activité des cellules cancéreuses reste très forte et quand le bleu passe au rose, alors ces cellules ne sont plus actives du tout,' nous explique à l'issue d'une expérience, Arlette Erhard, assistante technique en recherche microbiologique au KiWiZ. Pour l'instant, les chercheurs ont découvert des centaines de souches de champignons, testé des milliers d'échantillons, séquencé trois génomes et ainsi, sélectionné des candidats pour de futures études cliniques. 'Ces dernières décennies, le cancer était une maladie potentiellement fatale : c'est encore le cas aujourd'hui, mais nous avons progressivement appris à le combattre,' assure Johannes Imhoff, coordinateur du projet. 'Il y a certains cancers que nous pouvons déjà bien traiter aujourd'hui, mais il est certain que dans les dix ou vingt années à venir, nous ferons beaucoup de progrès dans la lutte contre cette maladie,' conclut-il.
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Aux Etats-Unis, Michael Taylor a été exécuté la nuit dernière dans une prison du Missouri. Il avait été condamné à mort en 1989 pour le viol et le meurtre d’une adolescente. Des faits...
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Dans les pays développés, l’autisme affecte en moyenne 1 enfant sur 150, davantage les garçons que les filles. La maladie se manifeste principalement par des troubles, plus ou moins sévères, du comportement et de la communication. Plus inquiétant, sa prévalence a considérablement augmenté depuis...
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