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Deux Israéliens, dont un mineur de 17 ans, ont été inculpés ce dimanche pour le meurtre d'un bébé palestinien et de ses parents en juillet dernier, qui avait provoqué une vive indignation en Palestine et en Israël. Ils appartiennent aux milieux extrêmistes juifs, et notamment à ceux que l'on appelle les 'jeunes des collines', des colons ultrareligieux. 'Par ailleurs, des charges ont été prononcées aujourd'hui contre deux autres membres de ce groupe, pour des actes graves motivés par une idéologie nationaliste et raciste. Nous pensons qu'ils sont dangereux et avons demandé leur arrestation.' Pour la famille des victimes, ces inculpations arrivent bien tard, cinq mois après les faits. Le frère du père de famille assassiné témoigne de sa méfiance envers la justice israélienne. 'Nous voulons que la justice israélienne soit juste cette fois avec les Palestiniens, même si c'est seulement pour une fois.' L'attaque remonte au 31 juillet dernier. Des hommes masqués avaient lancé des cocktails Molotov sur la maison de la famille Dawabsha, en Cisjordanie. Les mots 'Vengeance' et 'Prix à payer' avaient été inscrits sur les murs, signature habituelle des colons israéliens. Récemment, une vidéo diffusée dans les médias israéliens montrait de jeunes extrêmistes juifs célébrant la mort du bébé de la famille, brûlé vif dans l'incendie criminel. Plusieurs ONG ont dénoncé ces derniers mois le 'laxisme' des autorités face aux colons israéliens. Le meurtre de cette famille est considéré comme l'un des déclencheurs de la nouvelle vague de violences entre Palestiniens et Israéliens qui a fait près de 160 morts depuis cet automne.
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Une foule de Palestiniens s'est rassemblée ce samedi dans le village de Douma, en Cisjordanie, pour les funérailles de Saad Dawabcheh, le père du bébé palestinien tué dans l'incendie de leur maison provoqué par des extrémistes juifs le 31 juillet. Saad Dawabcheh n'a pas survécu à ses blessures et son décès ce samedi pourrait raviver les tensions entre Palestiniens et soldats israéliens. La mère et le frère du nourrisson sont toujours hospitalisés et des Palestiniens accusent les autorités israéliennes de n'avoir rien fait pour empêcher l'attaque. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dénoncé un acte 'terroriste' inadmissible. Dans le cadre de l'enquête, les autorités israéliennes ont interpellés deux extrémistes dont l'un est soupçonné d'être l'instigateur des violences contre les civils palestiniens.
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