L’Union nationale de la propriété immobilière a dénoncé ce mardi l’envolée des taxes foncières depuis 2008. Selon elle, leur niveau aurait progressé de 21%, soit deux fois plus que l’inflation.

Les avis d’imposition pour les taxes foncières arrivent depuis quelques jours dans les boîtes aux lettres, et c’est ensuite souvent la soupe à la grimace qui s’invite au menu des contribuables. Et pour cause : ces impôts auraient bondi depuis le début de la crise économique. En cinq ans, les taxes foncières auraient augmenté de 21%, rapporte l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) ce mardi. "La taxe foncière augmentant beaucoup plus vite que les loyers, les salaires ou les retraites, l’impôt foncier pèse de plus en plus sur le budget des ménages propriétaires, allant jusqu’à représenter plusieurs mois de loyer, de salaire ou de retraite", a ainsi dénoncé cette union de propriétaires-bailleurs dans son étude annuelle. Dans le détail, c’est à Paris que cette hausse a été la plus forte (+67,90%). Viennent ensuite Argenteuil (Val d’Oise, +36,71%), Nantes (+30,64%) et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis,+30,15%), tandis que c’est Fort-de-France qui a été la plus épargnée par cette augmentation (+8,48%).

Publicité
La faute au cumul de plusieurs augmentations ?Ce bond effectué par les taxes foncières serait notamment le résultat de la suppression de la taxe professionnelle - laquelle touchait les communes qui avaient plusieurs entreprises sur leur territoire - et de la chute du droit de mutation. La baisse du nombre de transactions immobilières depuis le début de la crise a en effet affecté les recettes des communes qui touchent un pourcentage lors de chaque transaction immobilière (les droits de mutation). Face à cette situation intenable et alors que le gouvernement vient tout juste d’entamer une réforme des taxes foncières, l’UNPI a appelé à "mettre fin à ce dérapage" et bloquant les nouveaux taux d’imposition. "Seule pouvant jouer la majoration des valeurs locatives par la loi de finances, limitée à l’inflation", selon elle.

Publicité