C’est aujourd’hui la "libération fiscale" ! A partir de cette date et jusqu’à la fin de l’année, tous les contribuables français ont payé l’ensemble des impôts auxquels ils sont assujettis et touchent donc l’intégralité du fruit de leur travail. Plus de détails.

Ca y est, vous avez fini de travailler pour l’Etat… pour cette année. Selon l’institut Economique Molinari, à partir de ce mercredi 30 juillet, tout ce que vous gagnez en travaillant vous revient à vous et rien qu’à vous. En effet, cette journée est censée marquer la date à partir de laquelle chaque contribuable français a fini de payer l’ensemble des impôts, taxes et autres prélèvements obligatoires auxquels il est soumis tous les ans. En d’autres termes, la date à partir de laquelle il peut disposer comme bon lui semble de tout l’argent qu’il gagne en travaillant et ce, jusqu’à la fin de cette année civile. Notez qu’il aura fallu attendre 211 jours sur 365 pour y parvenir et que la France se place ainsi dans le rang des derniers pays européens à se "libérer". L’ensemble des autres pays membres de l’Union européennes se "libérant" en moyenne dès le début du mois de juillet, voire en mars pour Chypre, relève Europe 1.

A lire aussi - Déclaration d'impôts : que peut-on déduire ?

Publicité
Une méthode contestéePour parvenir à cette date, "nous partons du salaire annuel brut moyen d’un salarié français – environ 36 000  euros. Nous en retirons les charges salariales et patronales, l’impôt sur le revenu et la TVA, et on regarde ce qui reste", a expliqué à Libération, la directrice de l’Institut Molinari, Cécile Philippe. Mais si plusieurs autres instituts estiment également la pression fiscale que subissent chaque année les contribuables, ce procédé reste très contesté. Connu pour ses positions libérales, l’institut Molinari est ainsi taxé de vouloir pointer l’Etat. "Mon objectif, c’est que l’on pense que l’Etat en fait trop, et qu’il devrait en faire moins et mieux. Il n’y a pas un domaine de la vie des individus qui soit réglementé, taxé. Je considère que cela nuit au développement de toutes les autres institutions d’une société", a d’ailleurs confié Cécile Philippe dans les colonnes de Libération. Et le journal de souligner, de son côté, que ce concept de journée de libération fiscale "oublie" qu’une "grande partie de cet argent revient aux contribuables sous formes de prestations sociales ou d’équipements".
Publicité