C’est un sujet sur lequel de nombreux candidats se rejoignent. Mais pas tous. Le point sur ce qu’ils pensent de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).  

Emmanuel Macron

Le candidat du mouvement "En Marche !" souhaite remplacer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). L’impôt ne concernerait donc que les biens immobiliers, et non plus les détentions d'actions ou d'entreprises, qui seraient exclues du calcul. Celles-ci servent à financer "l'économie réelle", selon Emmanuel Macron, qui ne veut donc pas y toucher.

François Fillon

C’est l’une de ses 15 mesures phares : supprimer tout simplement l’impôt sur la fortune. Une disparition qui se ferait dès 2018.

Benoît Hamon

Le candidat socialiste souhaite quant à lui créer un impôt unique sur le patrimoine, "simple et progressif". Celui-ci comprendra alors l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et la taxe foncière. Ce dispositif sera net des dettes "pour éviter que celui qui s’est endetté soit aussi taxé que celui qui a tout reçu en héritage", précise Benoît Hamon dans son programme.  

Marine Le Pen

La candidate frontiste ne souhaite quant à elle pas toucher à l’ISF déjà en place. Ce choix s’accompagnera du refus de toute hausse de la TVA et de la CSG (contribution sociale généralisée). Son objectif est d’"assurer une juste contribution fiscale".

Jean-Luc Mélenchon

Le leader de "La France insoumise" souhaite, lui aussi, maintenir le dispositif. Un impôt sur la fortune qui "coupe l'arbre de la rente", estime-t-il, cité par Challenges.fr. L’objectif pour Jean-Luc Mélenchon est de continuer la taxation des plus hauts revenus pour en finir avec "la distribution des dividendes" aux actionnaires.

Nicolas Dupont-Aignan

Le candidat de "Débout la France !" est pour un allègement, en permettant aux contribuables de déduire dans leur déclaration ISF leurs investissements dans des entreprises avec un chiffre d’affaires de moins de 100 millions d’euros et dont les capitaux sont aux 2/3 français ou encore leurs investissements dans un fonds doté de 500 millions d’euros par an permettant de financer la création. Par ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan précise que la résidence principale sera exclue du calcul de l’ISF.

Nathalie Arthaud et Philippe Poutou

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Si pour le moment, aucun des deux candidats de "Lutte ouvrière" et du "Nouveau parti anticapitaliste" n’a évoqué le sujet, "ils ont par le passé pris position pour son élargissement aussi", rappelle Libération.fr.
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