Bernard Foucher, un habitant du Doubs, voudrait bien payer des impôts, mais le fisc ne veut pas. Une situation insolite qui n’amuse pas du tout ce retraité, qui aimerait bien régler son dû à l’administration fiscale.

« Vous n'êtes pas imposé. Nous avons le plaisir de vous rembourser les sommes prélevées. » Voilà une réponse que beaucoup de contribuables aimeraient recevoir. Pour Bernard Foucher, un retraité du Doubs, c’est le courrier qu’il reçoit chaque année depuis sept ans. Cet ancien technicien de PSA aimerait pourtant pouvoir régler son dû à l’administration fiscale, mais il ne peut pas payer d’impôts. Le fisc refuse et ne veut rien savoir.

Chaque année pourtant, Bernard Foucher reçoit un formulaire et fait sa déclaration comme n’importe qui. Mais depuis 2006, invariablement, le fisc lui répond qu’il est « non-imposable ». Une erreur, explique-t-il à l’Est républicain, due aux déclarations préremplies, qui ne tiendraient pas compte de tous ses revenus. « Tout y figure : les revenus de mon épouse, les capitaux immobiliers transmis par ma banque, etc. Tout... Sauf ma retraite » indique-t-il. Malgré ses corrections et ses nombreuses visites à l’hôtel des impôts de Montbéliard, rien n’y fait. « À force, ils me connaissent ! On m'assure que l'affaire va être rectifiée, corrigée. J'ose y croire. Jusqu'à l'arrivée de la déclaration préremplie suivante ». Et 2013 n’échappe pas à la règle : « Rien de changé sous le soleil fiscal. Exaspéré, j’ai repris mon bâton de pèlerin » se lamente-t-il.

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Mais pourquoi un tel acharnement à vouloir payer des impôts ? « Pour être dans les clous parce que tôt ou tard, le fisc vous retrouve et ça peut faire très mal » justifie-t-il. En attendant que sa situation soit peut-être, un jour, régularisée, on lui a donné une explication sur la pourquoi du comment. Paraît que pour l’administration fiscale, je suis un code 99 » explique-t-il. « Je suis né à Saïgon en Cochinchine, l'ancienne Indochine française. De là que viendrait le problème me dit-on aux impôts. Allez comprendre pourquoi » s’interroge-t-il.   
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