La banque a diffusé une note interne à ses conseillers afin de les inciter à décourager les recours en justice des emprunteurs, selon Le Parisien. Explications. 

C’est un document confidentiel qui risque de faire réagir. Le Parisien a dévoilé lundi une note interne provenant de la direction de la banque LCL et destinée aux conseillers de ses 2000 agences afin de les aider à dissuader les clients qui voudraient porter plainte face à "l’année lombarde", une pratique bancaire très controversée.

Cette pratique consiste en effet pour la banque à calculer le taux d’intérêt d’un prêt immobilier sur 360 jours et non sur l’année civile (365 jours). "Une pratique qui remonte au Moyen Age, destinée à simplifier le calcul des intérêts, mais toujours à l'avantage des banques, affirment les associations de défense de consommateurs", précise le quotidien.

Un montant des intérêts plus important ?

Ainsi, certains arguments prévus pour les conseillers dans la note seraient faux. Celui qui dit notamment qu’il n’y a aucun impact sur le coût total du crédit immobilier. Pourtant, plus le diviseur est petit, plus le montant des intérêts est important, précise la société les Expertiseurs du crédit, interrogée par Le Parisien.

Si la banque dit dans son document agir "en parfaite transparence", elle a pourtant déjà été condamnée par la cour d’appel de Versailles en avril dernier, pour avoir justement calculé un taux d’intérêt sur 360 jours.

Publicité
Si les procédures s’annoncent longues et compliquées, elles pourront néanmoins permettre aux clients lésés de faire recalculer leur prêt immobilier avec des taux d’intérêts actuels, sur une année civile.

En vidéo sur le même thème - Prêts immobiliers : une faille juridique pourrait rapporter gros aux emprunteurs 

mots-clés : Banque, Prêt immobilier
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité

A lire aussi sur Planet